Archives par mot-clé : fiction

Seriez-vous prêts à croire au retour du «Messiah»?

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

L’attente ardente du retour de Jésus-Christ, le Messie, est chantée chaque dimanche dans les églises chrétiennes du monde entier. Les Juifs, n’ayant pas reconnu en Jésus de Nazareth la figure du Sauveur, attendent encore et toujours leur Messie. En islam, particulièrement dans sa branche chiite, on attend Al Mahdi. Une sorte de Messie lui aussi, qui sera douzième et dernier imam, dernier successeur du prophète Mahomet. Allah l’enverra sur Terre dans une période de troubles, vers la fin des temps derniers.

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Captain Marvel: La femme rompue

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Pour leur vingt-et-unième film, les studios Marvel retracent l’histoire de Carol Danvers, ancienne pilote de l’US Air Force et qui deviendra l’un des personnages les plus puissants que l’univers Marvel n’ait jamais compté.

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« Fleuve noir »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Ecoutez Madame, un brave garçon comme le vôtre ça disparaît pas comme ça. »

Le commandant Visconti est chargé de l’affaire Dany.  Dany Arnault a disparu un mercredi. Il a quitté la maison le matin pour se rendre au lycée, mais il n’est pas allé en cours. Aucune trace de lui. Le flic interprété par Vincent Cassel peine cependant à se concentrer sur l’affaire : il est profondément alcoolique et son fils est mêlé à une histoire de deal. Pourtant, il ne lâche rien. L’apparition d’un suspect trop suspect, le professeur Bellaile, et, par-dessus tout, l’amour naissant pour la Solange, mère de la victime, poussent Visconti à aller au-delà des droits que lui accordent l’enquête.

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Philippe Forest : « De certaines expériences extrêmes, on ne peut jamais rien dire »

Le Regard Libre N° 37 – Loris S. Musumeci

Philippe Forest est un homme de lettres reconnu pour ses amples connaissances en la matière. Il est professeur de littérature et contribue à de prestigieuses revues telles que la NRF. Depuis la mort de sa fille, Pauline, arrachée à la vie toute petite par un cancer, Philippe Forest a commencé à écrire des romans, liant la démarche du deuil à celle de l’écriture. Après plusieurs grands succès, comme son premier roman, L’Enfant éternel (1997), ou Sarinagara (2004), l’auteur se livre à une réflexion romanesque sur l’oubli. Nous l’avons rencontré à Fribourg.

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« Le Sang », extrait n° 11

Le Regard Libre N° 35 – Sébastien Oreiller

Chapitre III : Départ de la mère

En portant le cercueil, le poids de la mère sur les épaules, il ne songeait même pas lorsqu’il pénétra sous la vieille nef de pierre. Il ne songea pas que peut-être il avait causé sa mort, au chagrin distillé dans son cœur par les événements de la montagne, la disparition soudaine de son fils. Il savait qu’elle connaissait tout, qu’elle n’avait jamais rien dit, mais qu’elle savait. Il avait perdu sa jeunesse ; un mois plus tard, la mère était morte. Il n’y avait rien à comprendre. L’office commença, et il s’assit devant, avec les petits frères et sœurs, qui pleuraient sans trop se rendre compte. Qu’allait-il faire avec eux ? Les envoyer au pensionnat, en ville, chez les prêtres ? Il n’en avait pas les moyens. Le pensionnat, pour eux, ce serait l’orphelinat. Ou alors, il les éduquerait, du mieux qu’il pourrait, mais il ne pourrait être à son tour et père et mère. Continuer la lecture de « Le Sang », extrait n° 11

« Le Sang », extrait n° 10

Le Regard Libre N° 34 – Sébastien Oreiller

Intermède

Depuis la montagne, on entendait les marécages de la plaine. De ci, de là, le fleuve mal endigué laissait apparaître de petites taches qui brillaient dans la nuit et vous reflétaient. Tel une bise d’automne, le coassement des grenouilles s’envolait le long des pentes, jusque dans les chambres à coucher, tout un petit monde humide qui s’agitait le soir venu, comme un grand corps qui se tourne et se retourne, immobile. Rien de plus nonchalant que ces batraciens qui gloussaient, à quelques centimètres les uns des autres, se dévisageaient sans mot dire, gobant des mouches faciles à gober. Et pourtant, de leurs aspérités, de leur ressentiment de grenouilles s’élevait comme un chœur sinistre dans la nuit, une sorte battement irrégulier, accouplé au bourdonnement sourd des insectes. Continuer la lecture de « Le Sang », extrait n° 10

Fanny Ardant en transsexuelle dans « Lola Pater »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

Zino (Tewfik Jallab) est un jeune homme d’origine algérienne. Suite à la mort de sa mère, il décide de partir à la recherche de son père perdu de vue vingt ans plus tôt. Quelle ne va pas être alors sa stupéfaction à l’heure des retrouvailles. Ce n’est pas un homme, mais une femme qu’est à présent son père. Signant son cinquième film, Nadir Moknèche a confié le rôle du personnage transsexuel à la délicate Fanny Ardant.

Une interprétation déconcertante

Le public comme la presse sont forcément divisés sur le fait que le héros transgenre de l’histoire ne soit pas incarné par une personne ayant vraiment vécu une telle opération. D’autant plus qu’avec Fanny Ardant, le réalisateur franco-algérien n’a pas choisi l’actrice la moins connue pour sa féminité. Toute une iconographie de femme sublime entoure celle qui s’est fait connaître dans des films comme Pédale douce ou Huit femmes.

Le choix du cinéaste a cependant le mérite d’accorder de l’importance au jeu d’acteur et d’être cohérent avec son métier. Continuer la lecture de Fanny Ardant en transsexuelle dans « Lola Pater »

« Le Sang », extrait n° 6

Le Regard Libre N° 30 – Sébastien Oreiller

Chapitre II : Arrivée du fils

Il y avait quelques retouches à faire. A peine. Elle passait ses mains sur le tissu souple, les hanches et les côtes, d’un œil expert, pensait-elle. Comme s’il ne remarquait rien. Elle tremblait. C’était les habits de son fils, celui qui allait bientôt arriver. Longues bottes noires, pantalons d’équitation et large chemise. Autour du cou, une cravate, assez ample, presque un foulard. Ils faisaient quasiment la même taille ; à peine était-il un peu plus petit et fin. Elle allait les reprendre. Elle en avait assez de ces habits de jardin, vieux haillons de grosse toile. Lui aussi se trouvait beau dans le miroir, presque trop bronzé dans ces habits qui sentaient l’homme, l’homme riche surtout, celui qui ne se refuse rien.

Il pouvait les garder, mais ici seulement. Les prendre au village, c’était hors de question. Pourquoi pas en fait. Non, on l’aurait vu, on aurait compris, on n’aurait peut-être rien dit, mais les autres femmes l’auraient trouvé beau, elles aussi. Non, il ne valait mieux pas. Et son fils ? Il serait jaloux, bien sûr, mais qu’importe. Ces habits, il ne les mettait plus ; c’était pour ça qu’il les avait laissés là. Il grimaça. Continuer la lecture de « Le Sang », extrait n° 6