Archives par mot-clé : gestapo

«Jojo Rabbit»: petit nazi fanatique et drôle

Les mercredis du cinéma – Antoine Bernhard

Le jeune Johannes Betzler, grand admirateur du Führer dont il s’est fait un ami imaginaire, appartient à la Hitlerjugend. Sa mère, du nom de Rosie, l’élève seule tout en menant des actions de résistance. Un jour, Jojo entend du bruit à l’étage. Il découvre avec stupéfaction que sa mère cache une jeune Juive du nom d’Elsa Korr. Quelque temps plus tard, Rosie, arrêtée par la Gestapo, est pendue en place publique. De cette situation découle le reste du film dans une oscillation entre guerre et liberté, humour et drame, innocence et endoctrinement.

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Ginette Kolinka marque la Mémoire et les mémoires avec «Retour à Birkenau»

Les bouquins du mardi – Loris Musumeci

Petite dame toute gentille et drôle. L’esprit rieur et le sourire aux lèvres, elle se considère heureuse. Menant une vie normale, elle raconte dans Retour à Birkenau ce qu’a été pour elle la Shoah, comment elle a vécu sa déportation. Sans adopter une posture trop fière qui tendrait à la négligence, sans larmoyer sous sa plume, le récit est sobre et vrai.

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« La Douleur », quand le flou dit tout

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Ce qui est sûr, évident, c’est que ce texte-là, il ne me semble pas pensable de l’avoir écrit durant l’attente de Robert. »

Juin 1944. Marguerite est écrivain. Elle attend son mari, Robert Antelme. Résistant, il a été arrêté par les collabos. Dans un Paris toujours occupé, la jeune femme maintient son engagement auprès du réseau de Résistance. Là, elle travaille au côté de Dyonis, meilleur ami de son mari, avec lequel elle semble entretenir une relation amoureuse ; distante, ambiguë, mais sensuelle.

Pour obtenir des informations sur Robert, Marguerite fréquente un agent français de la Gestapo, Pierre Rabier, qu’elle méprise. Lui, en revanche, paraît séduit par ses yeux, son écriture, son air mystérieux. Malgré tout, il tâche de lui soutirer des informations sur le réseau résistant. Elle reste discrète et prudente, au point d’en être malade d’angoisse. « Je suis son flic », se dit-elle en son for intérieur, lorsque la peur la quitte, et qu’elle pense prendre pouvoir sur le flic en question. Se sentant tous deux menacés l’un par l’autre, ils cessent de se voir. Reste néanmoins l’attente agonisante et douloureuse d’un mari peut-être mort, peut-être en vie ; peut-être aimé, peut-être haï.

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