Archives par mot-clé : isabelle moret

Johan Rochel, le tireur de ficelles de l’extrême centre

ARTICLE LONG FORMAT, Diana-Alice Ramsauer | Il a au moins treize casquettes sur la tête, autant que d’étoiles à son drapeau cantonal. Au niveau très restreint de la Suisse romande, il représente une (petite) voix publique. Il propose sa façon de voir le monde à qui veut bien l’entendre: au travers du mouvement Appel Citoyen qu’il a cofondé, du think tank Foraus qu’il a vice-présidé ou bien du laboratoire d’éthique qu’il co-dirige encore maintenant. Ses valeurs, il les déballe également au 19h30 lorsqu’on l’invite pour parler de liberté fondamentale, au Temps pour mener un questionnaire sur la durabilité ou sur son blog pour analyser l’actualité tout en présentant l’objet de ses recherches. Et quand on est philosophe, «l’objet de ses recherches», c’est vaste. Et dilué.

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Pascal Couchepin: «Personnellement, j’étais pour un ticket à deux»

Un entretien inédit préparé par Jonas Follonier et Nicolas Jutzet

Vendredi dernier 1er septembre, le groupe parlementaire PLR a tenu séance à Neuchâtel pour choisir le type de candidature qu’il souhaite lancer dans la succession à Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Un ticket à trois a été choisi: les candidats Ignazio Cassis (le favori), Isabelle Moret et Pierre Maudet restent en lice. Réactions d’un ancien président de la Confédération libéral-radical, Pascal Couchepin.

Jonas Follonier: Ce choix d’un ticket à trois était-il une surprise pour vous?

Pascal Couchepin: Je n’ai pas été surpris, car dans ce domaine, la préoccupation tactique l’emporte souvent sur la préoccupation du fond. Personnellement, j’étais pour un ticket à deux, et non à trois. Imaginez un ticket à quatre, cinq, six, ce serait laisser les autres partis décider. Non, il est essentiel que le parti s’accorde déjà sur un ou deux noms, afin de faire une première sélection au niveau des compétences, et ne pas laisser l’entier du choix aux autres formations politiques.

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Pierre Maudet, l’arrogant du bout du lac

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Pierre Maudet est donc officiellement candidat. Etonnant: il est pourtant connu pour son intelligence et sa clairvoyance. Sa candidature laisse percevoir cette ambition sans borne qui lui sert de boussole depuis toujours. Aveuglante? La victoire d’un candidat latin risque de lui boucher l’horizon pour longtemps, si ce n’est à jamais. L’homme est pressé. Un destin, ça se force. En soi, l’ambition est éminemment souhaitable et respectable; ici, le désir de l’individu risque de nuire à sa communauté.

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