Archives par mot-clé : manichéisme

De Niro et Machiavel dans: «Il était une fois le Bronx»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Antoine Bernhard

Après presque trente ans d’expérience comme acteur, De Niro endosse en 1993, pour la première fois de sa carrière, le rôle de réalisateur. Dans Il était une fois le Bronx, il pousse la prouesse jusqu’au bout, et assume l’un des trois rôles principaux de son propre film. La performance est remarquable, le film l’est tout autant. Penchons-nous sur l’un des deux seuls films réalisés par un géant d’Hollywood.

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Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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Qu’est-ce que le mal?

Le Regard Libre N° 36 – Loris S. Musumeci La question est grave. Les philosophes s’y sont écorchés. Ce qui pose la difficulté majeure pour une interrogation d’une telle ampleur, c’est son mystère inépuisable, le sentiment de frustration qu’elle provoque à ne jamais pouvoir y apporter une réponse satisfaisante. L’article se limitera donc à quelques réflexions, inspirées … Continuer la lecture de Qu’est-ce que le mal?

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«Hostiles», le plus grand western de notre siècle

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Joseph Blocker, capitaine de cavalerie, reçoit la mission d’escorter un chef de guerre Cheyenne, un assassin ayant toutefois purgé sa peine, dans son Montana natal, quelque part dans la Vallée des Ours. Difficile pour ces antiques ennemis de faire route commune et d’affronter les obstacles qui vont s’imposer à eux. Western classique de part en part et cependant chargé d’une forte identité singulière, Hostiles est un véritable événement du septième art.

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« La ligue des justiciers » : le bien triomphe du mal

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Le film de Zack Snyder présente une composition hétéroclite de héros qui se battent pour sauver le monde. Ou du moins, à éviter de le voir sombrer dans l’obscurité. Face à Steppenwolf, alias le “super-vilan”, les affrontements s’enchaînent. Jusqu’ici, rien de déroutant. Le casting habituel. L’ennemi et ses combattants, qui se nourrissent de la peur d’autrui, semblent imbattables.

Mais, comme souvent, et c’est peut-être la limite de ce genre de films, le “bien”, incarné par Superman (mort au début du film mais qui, ressuscité, vient apporter son aide à la mission), Batman, Wonder Woman, Aquaman, Flash et Cyborg, finit par triompher du mal. Exprimant au passage, peut-être de façon involontaire, une suite de clichés bien à la mode. Le groupe bat l’individu. Le groupe mixte, coloré, ouvert d’esprit, bat l’individu seul, qui semble se battre par égoïsme pour ses intérêts maléfiques, alors qu’en face, même le richissime Bruce Wayne se bat pour le bien commun. Continuer la lecture de « La ligue des justiciers » : le bien triomphe du mal

« Le Cercle », un mauvais scénario pour une bonne thématique

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

Mae (la belle Emma Watson) vie une existence plutôt malheureuse. Son travail d’opératrice de « call center » dans une compagnie d’assurances se joint à la pitié qu’elle a pour son père atteint de scléroses en plaque. Tout s’illumine soudain lorsqu’une amie lui décroche un entretien pour un poste au sein d’une grande multinationale. Elle se fait embaucher.

Commence alors un flot de scènes montrant l’étendue du campus, l’ambiance et les codes qui y règnent. Mae découvre le charisme de Bailey (Tom Hanks), le directeur de The Circle, et se prend au jeu de la communauté, jusqu’à devenir la cobaye la plus dévouée de l’entreprise. Mais les velléités apparemment démocratiques de ce géant américain de la technologie tournent bientôt au cauchemar totalitaire. Continuer la lecture de « Le Cercle », un mauvais scénario pour une bonne thématique