Archives par mot-clé : parti socialiste français

Manuel Valls, symbole d’un monde qui meurt

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Le grand perdant de la primaire de la gauche, qui avait pris ses distances avant même le premier tour avec sa famille politique, semble perdu. Isolé. Lâché par son ancien parti, logiquement courroucé pour son infidélité, le voici (à nouveau) refoulé par En Marche! qu’il pensait rejoindre, empruntant un tapis rouge. Mais rien n’y fait, le prétendant ne trouvait pas, et ne trouve toujours pas, malgré son passé, son expérience, ses relations, son rôle de Premier Ministre, grâce aux yeux du symbole du renouveau. Pris entre le marteau et l’enclume, Manuel est seul, abandonné.

Triste sort pour celui qui avait milité auprès du Président sortant pour faire entrer ce technocrate ambitieux dans son gouvernement. Avec lui, il allait faire des réformes, pouvoir se profiler comme le « Schröder » français. Quelques mois et quelques impertinences distillées dans une presse complaisante plus tard, voilà Valls dépassé. Ringardisé par ce nouveau venu qui contrairement à lui sait convaincre, sait plaire et écouter. Bref, incarner ce renouveau qu’il voulait porter. La loi Macron, qui avait une majorité pour la faire passer par simple votation, servira de réponse. Valls emploie le 49-3 pour torpiller l’image et le travail de titan fourni en coulisse par le jeune arrogant. Mais rien n’y fait, la dynamique ne s’inverse pas. Valls est piégé. Entre un Président en disgrâce et la coqueluche des médias, il ne reste que peu de place pour celui qui se rêvait en synthèse des deux. Il voit l’étau se refermer. Continuer la lecture de Manuel Valls, symbole d’un monde qui meurt

Publicités

François Mitterrand, prince de l’ambiguité

Le Regard Libre N° 26 – Nicolas Jutzet La vie du Charentais de la Nièvre est assurément romanesque, faite d’intrigues et de manœuvres machiavéliques. Il laisse une image brumeuse, avec des zones d’ombres vite oubliées par ceux qui, aujourd’hui encore, parviennent à s’enorgueillir d’être mitterrandistes. Une constante apparaît: son action est inlassablement guidée par une … Continuer la lecture de François Mitterrand, prince de l’ambiguité

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

La gauche française…

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Cinq mois avant les présidentielles françaises, la gauche se dessine. La première chose qu’il convient de remarquer, c’est qu’il y aura trop de candidats. La dispersion des voix constitue un piège que les ténors du côté babord de l’échiquier politique français auraient pu, et dû, éviter. De l’extrême gauche au centre-gauche, on pourrait bien compter pas moins de six candidats (et sans doute plus) : une écologiste, un(e) anti-capitaliste, un communiste, une radicale de gauche, un(e) socialiste, un libéral progressiste et peut-être encore d’autres !

Clairement, il s’agit d’un gros n’importe quoi. Yannick Jadot, le candidat vainqueur de la primaire d’Europe Ecologie Les Verts, est inconnu du peuple. Philippe Poutou, du Nouveau Parti Anticapitaliste, reconnaîtrait, s’il avait un peu de décence, que sa candidature consiste en une farce, de mauvais goût qui plus est. Sylvia Pinel, elle, s’est autoproclamée candidate du Parti radical de gauche ; un peu d’histoire du radicalisme lui rappellerait que ne pas passer par une primaire revient à bafouer la philosophie qu’elle est censée porter. Continuer la lecture de La gauche française…