Archives par mot-clé : pedro almodovar

«Madres paralelas»: désossement de la passion

Les mercredis du cinéma – Alice Bruxelle

Pedro Almodóvar sort de son tombeau introspectif. Deux ans après Douleur et gloire et un an après son court-métrage La Voix humaine, le cinéaste renoue avec ses thèmes de prédilection et son actrice fétiche, Penélope Cruz. Une nouveauté? Une trame historique relative au passé franquiste surplombant le mélodrame.

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«Douleur et gloire»: le premier désir de Pedro Almodòvar

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Salvador Mallo a connu la gloire. Désormais, il connaît la douleur. Asthme, maux de dos, maux de tête. Dépression aussi. Car le grand cinéaste n’est plus en état de créer. Il se renferme sur lui-même. Des retrouvailles auxquels il ne s’attendait pas et la rediffusion de son succès des années quatre-vingt, Sabor, provoquent cependant un tournant dans sa vie. Celui de d’aller au-delà de la douleur pour retrouver son chemin de gloire. Celui de recommencer à poser sur le clavier un scénario qui raconte son histoire et son mal-être, pour guérir de ses blessures. Pour guérir de son passé.

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«Everybody knows» that the dice are loaded

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Film d’ouverture de la 71e édition du Festival de Cannes, Todos Lo Saben (ou Everybody Knows), du réalisateur iranien Asghar Farhadi, dépeint une Espagne touchante, poignante et réaliste.

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Reconnaissance à l’Espagne

Le Regard Libre N° 32 – Hélène Lavoyer

Le second voyage de Christophe Colomb pour l’Amérique du Sud commença le 25 septembre 1493. 524 ans après, la colonisation est encore un sujet brûlant. Le pamphlet Très brève relation de la destruction des Indes, publié en 1552, avait pour but d’être un secours pour les indigènes; au lieu de cela, c’est surtout un dégoût de l’Espagne qu’il a engendré.

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« The Square », un moule à Palme d’or

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Pourquoi est-ce si difficile à avouer que le pouvoir est attirant ? »

Christian est le beau gosse cinquantenaire. Riche, chic, adulé, haut placé et merveilleusement bobo. Sa fonction lui va bien, il est en effet conservateur du musée d’art contemporain de Stockholm. Lui et son équipe, tout aussi branchée et bien-pensante, se préparent à accueillir l’œuvre sociale d’une artiste argentine : « The Square ». La pièce n’est en fait qu’un carré délimité par un cordon lumineux où il est écrit que celui-ci est « un sanctuaire où règnent confiance et altruisme. Tous y sont égaux en droits et en devoirs. »

Ironie du sort, coïncide à la préparation de l’exposition le vol que subit Christian. Dans une mise en scène où une femme accoure criant au secours alors qu’un homme veut la tuer, le conservateur, se croyant un héros, la protège fièrement après une hésitation craintive. Quelques instants plus tard, il prend conscience du piège grotesque dans lequel il s’est foulé. Téléphone portable, portefeuille et boutons de manchette ont disparu. Quelle cohérence de vie se doit-il désormais d’appliquer entre son carré d’altruisme et la violente lettre de menaces qu’il adresse aux locataires d’un bâtiment de banlieue, où son téléphone est localisé par Apple Assistance ?

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