Archives par mot-clé : roman

«Septembre éternel» cherche mois de mai particulier

Les bouquins du mardiJonas Follonier

Nous faire vivre le voyage initiatique, parmi les périphéries, d’un libraire français qui ne comprend plus son époque, sous fond de révoltes populaires? C’est un pari réussi – et un Paris nostalgie – avec Septembre éternel, roman d’un homme de gauche qui – on le sent à travers la narration – a choisi de ne plus être de gauche précisément parce qu’il l’est et qu’elle ne l’est plus vraiment.

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Qui n’a jamais voulu coudre un soleil, lorsque la vie est trop froide et sombre?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec une prose poétique incisive et puissante, Jean d’Amérique nous livre une fable cruelle où le désir d’une petite fille se heurte à un monde sanguin et sans pitié.

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Quand Evgueni Zamiatine annonce la chute de Rome

Article inédit – Ivan Garcia

Au travers de deux héros, un jeune Attila, prince des Huns, et un historien byzantin nommé Priscus, Evgueni Zamiatine nous fait remonter le temps et découvrir la Rome de la fin du IIIe siècle et du début du IVe siècle. Une cité décadente et perdue qui attend sa fin imminente, voire sa punition céleste.

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Vous ne connaissez pas Redl, Alfred Redl?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec «Vert et Florissant…», traduit par Peter Brabenec, Pavel Vilikovský, auteur national slovaque, met en scène les aventures folles et rebondissantes d’un agent secret, au style 007 atypique et loufoque, qui sillonne l’Europe du début du XXe siècle et qui relate ses aventures dans l’espionnage et le contre-espionnage.

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«Belladone»: subir, apprendre, puis grandir

Les bouquins du mardi – Anaïs Sierro

Après un travail de maturité sur la belladone et son intrigante dualité: soigner ou tuer, le titre de ce livre m’a attirée. Les effets de l’atropine, sa substance active, je les connais. Théoriquement. Mais voilà qu’Hervé Bougel me proposait, à travers ce titre simple, mais équivoque, de les connaître humainement. Des effets sur un entourage, subis par et à travers les yeux d’un enfant, l’auteur. Un auteur, d’ailleurs, méconnu du grand public.

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«Football Factory», une radiographie du hooliganisme

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Avec Football Factory, le romancier anglais John King explore le quotidien d’une bande de hooligans. Une sortie footballistique appréciée et qui permet d’explorer les côtés cachés de la société britannique.

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Les oubliés de la littérature auront-ils le roman qu’ils méritent?

ARTICLE LONG FORMAT, Eugène Praz | La littérature contemporaine a ceci de tonique qu’elle fait se rencontrer dans ses romans des lieux, des époques, des générations, des peuples et des classes sociales, quand ce terme est encore valide, dans une plaisante variété de formes et d’intrigues. Celles-ci, parfois très fantaisistes, sont souvent délicieusement comiques; on pense par exemple aux romans, destinés avant tout à un public féminin, de la méritoirement populaire Isabel Wolff. On pourrait voir cette variété comme propre à conforter chacun dans sa place ou dans son «cheminement». Chacun? Peut-être pas. Il semblerait au contraire que si le champ des interactions humaines inattendues s’est très certainement étendu en littérature, son rayonnement interne, par l’épaisseur de ses personnages et la qualité de ses descriptions, a diminué. En conséquence, son charme sur le public a quelque peu perdu en force. Bref état des lieux de quelques lacunes graves, sans attaque personnelle – on n’en est plus là.

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«Déflagration»: la prophétie de Serge Bimpage

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

C’est une expérience impressionnante que la lecture de Déflagration. Roman écrit par l’ancien journaliste romand Serge Bimpage, il raconte l’éruption d’un volcan au Nord de la Suisse, qui va provoquer une inondation… et un confinement généralisé. Le livre a été accepté par l’éditeur Michel Moret le 6 janvier 2020. Il a été écrit durant les trois ans qui ont précédé la pandémie. Comme tient à le noter l’auteur dans un avertissement, aucun mot n’a été changé ou ajouté au texte original. Une coïncidence bluffante avec notre présent, et surtout un récit poignant, intelligent et émouvant.

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Françoise Sagan avait le diable au cœur

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

En 1954, Françoise Sagan a dix-huit ans. Cet été-là, en six semaines, elle écrit son premier roman. Chef-d’œuvre aussi tranchant que minutieusement rédigé, il emmène le lecteur au sein d’une famille sur le point d’être recomposée. S’il en dit beaucoup sur les mœurs des années cinquante, il n’a pas pris une ride. Tant et si bien que l’on se surprend à y chercher des éléments d’aujourd’hui. Récit de mon voyage sur la Côte d’Azur, septante ans plus tôt, dans l’esprit vil d’une jeune fille en avance sur son temps.

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«Nos rendez-vous» ont un goût d’inachevé

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Nos rendez-vous raconte une série d’entrevues survenues au mauvais moment. Sur une centaine de pages, Eliette Abécassis dresse les portraits de Vincent et d’Amélie. Deux Parisiens qui mènent leur vie chacun de leur côté et qui se manquent. Parce que l’un n’exclut pas l’autre et parce que l’amour s’amplifie par l’absence.

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