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Les absurdités de Vincent Peillon, candidat à la primaire du PS

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Quelle infinie déception ai-je ressenti ces derniers jours en découvrant dans la presse certains propos dont on n’aurait jamais soupçonné qu’ils puissent être prononcés par un candidat à la primaire du PS réputé intellectuel. Vincent Peillon, qui se démarquait de ses amis concurrents par sa formation de philosophe et son étoffe de républicain passionné, semble être tombé vraiment bas.

Sa première erreur fut celle commise sur le plateau de France 2 mardi dernier. Le candidat à la primaire de la gauche a déclaré: «Certains veulent utiliser la laïcité, ça a déjà été fait par le passé, contre certaines catégories de population. C’était il y a quarante ans (sic) les juifs à qui on mettait une étoile jaune, c’est aujourd’hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans».

Il y a là une triple méprise. Tout d’abord, il y a quarante ans, les juifs ne portaient pas d’étoile jaune. Vincent Peillon a sans doute voulu parler des années 40, mais n’est-ce pas là une approximation totalement scandaleuse pour une personne prétendant à la Présidence de la République? Ensuite, ce que veut véhiculer l’agrégé de philosophie à travers cette phrase relève d’une absurdité déroutante: rappelons tout de même qu’il n’y avait pas de djihad juif à cette époque et qu’il n’y en a jamais eu. Enfin, la laïcité n’a jamais constitué la justification de l’horreur antisémite du XXe siècle.

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La gauche française…

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Cinq mois avant les présidentielles françaises, la gauche se dessine. La première chose qu’il convient de remarquer, c’est qu’il y aura trop de candidats. La dispersion des voix constitue un piège que les ténors du côté babord de l’échiquier politique français auraient pu, et dû, éviter. De l’extrême gauche au centre-gauche, on pourrait bien compter pas moins de six candidats (et sans doute plus) : une écologiste, un(e) anti-capitaliste, un communiste, une radicale de gauche, un(e) socialiste, un libéral progressiste et peut-être encore d’autres !

Clairement, il s’agit d’un gros n’importe quoi. Yannick Jadot, le candidat vainqueur de la primaire d’Europe Ecologie Les Verts, est inconnu du peuple. Philippe Poutou, du Nouveau Parti Anticapitaliste, reconnaîtrait, s’il avait un peu de décence, que sa candidature consiste en une farce, de mauvais goût qui plus est. Sylvia Pinel, elle, s’est autoproclamée candidate du Parti radical de gauche ; un peu d’histoire du radicalisme lui rappellerait que ne pas passer par une primaire revient à bafouer la philosophie qu’elle est censée porter. Continuer la lecture de La gauche française…