Le Regard Libre N° 65 – Giovanni F. Ryffel (courrier des lecteurs) Le film Pinocchio de Matteo Garrone porte sur...
Poésie moderne. Incompréhensible? Et si un auteur vieux de mille cinq-cents ans nous donnait la possibilité de recevoir les dons élargis par Baudelaire ou Bonnefoy? Voici quelques éléments de réflexion sur le sens de la parole poétique à partir d’Augustin d’Hippone.
Enthousiasme: ne seras-tu plus qu’une vague d’émotions débiles? N’allumeras-tu plus le feu de l’intelligence pour nous pousser à la découverte de notre destin? La modernité est finie et avec elle les grandes visions du monde qu’elle proposait. Que reste-t-il alors?
Sommes-nous sûrs de vouloir de cette fabuleuse rencontre avec l’autre «en tant qu’autre»? Force est de constater que nous nous engageons bien souvent sur cette notion d’altérité. Le but est positif: favoriser la fraternité, la non-violence. Pourtant, la notion d’altérité est loin d’être facile. Avant d’animer une discussion politique à coup de chaises rompues sur le dos, cherchons de voir si on ne peut pas mettre en lumière quelques paradoxes qui, nous l’espérons, seront l’occasion de réflexions plus attentives.
L’individualisme qui inquiète les sociologues depuis quelques décennies n’est que le reflet collectif d’une stratégie très ciblée. Non point que cela soit fait avec de la mauvaise foi par les publicitaires. Tout bêtement: ça marche.
ARTICLE LONG FORMAT | La beauté est promise par les agences touristiques comme un baume qui apaise les névroses d’une vie de bureaux frénétiques, de repas rapides et de stress. Les vacances sont alors la seule lumière qui pointille la vie contemporaine: elles sont presque la goutte exiguë que demande le riche fini en enfer. Mais ce divertissement que l’on promet lorsqu’on visite Porto, Split ou Venise nous permet-il de véritablement goûter la beauté espérée? Et si nous nous désaltérons avec cette eau, que va-t-on laisser à ceux qui ont grandi auprès de cette source?
ARTICLE LONG FORMAT, Giovanni F. Ryffel | Dans l’ère du triomphe de la technologie, on aime les spécialisations. On en vient presque à faire coïncider le bonheur au fait d’être le seul expert d’une discipline, même si c’est celle du Cube de Rubik. Dans ce contexte, la philosophie semble être désœuvrée: elle qui enseignait comment se poser des questions sur toutes les autres disciplines, n’est-elle donc rien de plus qu’un discours vague portant un peu sur tous les sujets et donc, au final, un peu sur rien? Devrait-elle, alors, trahir sa vocation initiale pour devenir une discipline spécialisée parmi les autres, comme c’est déjà le cas dans maintes universités?
ARTICLE LONG FORMAT, Giovanni F. Ryffel | Le monde des scientifiques et celui des humanistes: deux mondes séparés? Les premiers ignorent souvent d’être des intellectuels malgré eux, comme le disait Sartre, tandis que les seconds sont facilement réduits à la seule catégorie de «littéraires», comme si les autres disciplines n’existaient guère. Mais comment en est-on arrivé là? Cette distinction est-elle la seule possible?
Le Regard Libre N° 47 – Giovanni F. Ryffel Parmi les grandes thématiques qui ont animé l’histoire de la philosophie, la...