Wie sich Liberalismus und Bildung vereinbaren lassen, nach Olivier Massin
Olivier Massin an der Journée libérale romande 2023
Am Samstag, an der Journée libérale romande, mitorganisiert von Le Regard Libre, le directeur de l’Institut de philosophie de l’Université de Neuchâtel Olivier Massin a montré quel type de libéralisme il est sage de défendre si l’on tient à l’idée d’éducation. Saisissant.
Il vaut la peine de poser les problèmes en toute clarté et sans ambages pour pouvoir progresser dans la pensée. Celui posé samedi par le directeur de l’Institut de philosophie à l’Université Neuchâtel Olivier Massin, à l’occasion de la Journée libérale romande*, est le suivant: libéralisme et éducation semblent incompatibles. En effet, si l’on suppose que le libéralisme s’oppose à tout paternalisme (défini comme l’attitude consistant à restreindre la liberté d’autrui) et qu’on part du principe que toute éducation implique un certain paternalisme, un libéral ne peut pas accepter en toute cohérence l’idée même d’éducation. «En bon philosophe, on sait qu’il n’y a pas trente-six mille façons d’éviter une conclusion, a relevé Olivier Massin à Lausanne. Soit l’on rejette la première prémisse, soit la seconde.» Toute la conférence du professeur a alors consisté à se demander quelle prémisse il était possible de rejeter.
Der erste Versuch des Redners bestand darin, die zweite Prämisse in Frage zu stellen: Nein, Erziehung beinhaltet keinen Paternalismus. Oder, bescheidener formuliert, es ist möglich, ohne Paternalismus zu erziehen, d. h. ohne Zwang auf die zu Erziehenden, die zu Erziehenden oder die, die die zu Erziehenden bezahlen. Diese Vision, die auf Rousseau zurückgeht, setzt die Idee einer libertären Erziehung voraus, bei der das Kind in der Lage ist, sich selbst zu erziehen. grosso modo sich selbst überlassen. Es ist sinnlos, sich eine Erziehung ohne Zwang vorzustellen: Ist es noch Erziehung, wenn man ein Kind einfach nur dabei beobachtet, wie es herumläuft und die Blumen isst, die es möchte? Nein. Die libertäre Antwort scheint also einen sanften Paternalismus zu verbergen, der uns dazu zwingt, zu der Prämisse zurückzukehren, dass Erziehung einen gewissen Paternalismus voraussetzt.
Zwischen Kindern und Erwachsenen unterscheiden
Eine vernünftigere Lösung wäre es, die erste Prämisse (man sollte nicht paternalistisch sein) zu überarbeiten. Olivier Massin schlug vor, die Prämisse wie folgt umzuformulieren: "Man darf nicht paternalistisch sein". gegenüber nicht einwilligungsfähigen Erwachsenen. La conclusion devient qu’il ne faut pas éduquer les adultes non consentants. Cette piste a l’avantage de permettre l’éducation des enfants et celle des adultes qui, en signant un contrat, acceptent certaines contraintes – typiquement en s’inscrivant à l’université. On est justifié à soutenir cette nouvelle prémisse en considérant – comme le faisait déjà Aristote – que l’enfant possède un statut moral et juridique flou. «Il se situe entre la pierre et la personne, a lancé l’intervenant avec un brin de provocation. En tout cas, il n’a pas la responsabilité d’un adulte, qui possède des droits que l’enfant ne possède pas. Et il détient un droit que l’adulte ne détient pas, une sorte de Recht auf Bildung.»
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Qui est alors en charge d’éduquer les enfants? L’Etat? On peut d’abord plutôt penser aux parents. Leur responsabilité d’éduquer découle de leur choix d’avoir fait des enfants. Mais quid des enfants dont les parents ne peuvent pas les éduquer – parce qu’ils sont morts, absents, physiquement ou mentalement restreints? Une réponse possible est qu’il y a des situations tragiques et que l’existence de situations tragiques ne nous oblige en rien. L’autre réponse, c’est qu’il paraît acceptable de contraindre tous les individus à payer pour le prix de cette éducation, puis de laisser cette éducation être dispensée par des personnes ainsi payées.
Hin zu einem empiristischen, konservativen Liberalismus
Le libéral est précisément méfiant à ce sujet, a rappelé Olivier Massin: il est conscient de toutes les dérives potentielles quand on laisse cet argent dans les mains de quelques-uns. C’est ici que le libéral doit choisir son camp – et c’est ici que l’exposé de l’universitaire a le plus séduit l’assistance. Le professeur a en effet objecté que lorsque le système d’éducation publique fonctionne bien, il ne paraît pas raisonnable de le changer. Il s’agit d’un argument typiquement conservateur, parce qu’il ne se base plus seulement sur le principe, mais s’appuie sur la valeur de solutions existantes.
Hume hatte auf die Notwendigkeit hingewiesen, die beiden Theorien, die Locke, dessen Schüler er war, zugeschrieben wurden, miteinander in Einklang zu bringen: den Liberalismus und den Empirismus. Der empiristische Liberale leitet nicht nur rein formal Naturrechtsprinzipien ab, sondern berücksichtigt das Bestehende, den Zustand der Welt. Seine Ideen sind zwar universell gültig, aber pro tanto («alle anderen Dinge sind gleich»). In dieser Hinsicht unterscheiden sich die empiristischen Liberalen (Smith, Tocqueville, Hayek...), deren Interesse Olivier Massin aufzeigt, von den rationalistischen Liberalen (Locke, Bastiat, Rothbard...) und nähern sich den Konservativen (Hume, Burke, Scruton...).
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Bleibt noch, mit Mill klarzustellen, dass man zwar die Bildung, nicht aber ihren Inhalt erzwingen kann. Beispiele für die Absurdität des Staates gibt es derzeit genug. Dennoch könnte man sich zumindest auf einige unabdingbare Leistungen einigen, unabhängig von der Schule. Dem Lehrer zufolge ist es nicht abwegig, sich vorzustellen, dass eine subventionierte Bildung notwendigerweise das Erlernen von Schreiben, Lesen und Rechnen sowie die Vermittlung von lokalem Wissen, angefangen bei der Landessprache, beinhalten sollte. Darüber hinaus sollte sie bestimmte Werte wie Meinungsfreiheit, Gleichberechtigung und Pluralismus respektieren und vermitteln. Das ist ein schönes liberal-konservatives Programm, das auch für die Medien gelten würde. Vielen Dank, Olivier Massin. Und möge das Nachdenken weitergehen.
*Der Westschweizer Liberalen Tag 2023 «Bildung und Freiheit: Herausforderungen der Gegenwart» wurde vom Liberalen Institut, dem Cercle démocratique und Le Regard Libre organisiert.


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