Genève, capitale de l’hygiénisme
La fumée de cigarette, c’est bien connu, se comporte différemment selon qu’il est 12h00 ou 17h00. Photo: Matheus Frade (via Unsplash)
Le Grand Conseil genevois a soutenu l’automne dernier une motion visant à bannir la cigarette en terrasse aux heures de repas. Le Conseil d’Etat sauve finalement l’affaire en misant plutôt sur la responsabilisation des fumeurs.
Imaginez la scène. Genève, un jeudi, treize heures. La terrasse de la Clémence, place du Bourg-de-Four, est pleine. Un homme termine son entrecôte, repousse son assiette, sort son paquet. Il s’allume une cigarette. A ce moment précis, selon la majorité du Grand Conseil genevois, il commet un acte délétère pour la santé publique. Un danger. Une nuisance. Presque un crime.
Même homme. Même terrasse. Même cigarette. Même jour. Il est 17h00. Il fait doux parce que c’est le début de l’été. La terrasse est déjà pleine. Les verres s’accumulent, les conversations s’animent. Il s’allume une clope. Aucun problème. Circulez, rien à voir.
Voilà toute l’abs
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