Au XVIIIe siècle, les Alpes cessent d’être un simple obstacle ou décor pour devenir un véritable mythe européen. Selon le professeur Claude Reichler, la littérature fonde cette redécouverte, où la montagne incarne un refuge face aux bouleversements modernes.
Au début du XVIIIe siècle, un intérêt renouvelé pour les Alpes se fit jour en Europe, que n’expliquent seuls ni les cols, ni les bains thermaux, ni la visite des villes. L’intérêt pour la montagne elle-même devint de plus en plus grand. Commencé par les Anglais du «Grand Tour» – ce voyage sur le continent accompli par les jeunes aristocrates anglais accompagné de leur mentor – et aussi par les protestants français exilés, le mouvement s’est amplifié au cours du siècle. Au XIXe siècle, les Alpes sont l’une des régions les plus courues de l’Europe romantique, et des voyageurs innombrables veulent y voir un lieu privilégi
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