Archives de catégorie : Littérature

A cheval sur ses chimères

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Arthur Billerey

Cette chronique a d’abord été publiée dans La cinquième saison N°7.

«Minuit approche et quelque chose de démoniaque attend dans le noir/Au clair de lune, tu aperçois quelque chose qui fait arrêter ton cœur de battre/Tu tentes de crier mais la terreur avale ton cri avant qu’il ne sorte/Tu ne peux presque plus bouger, l’horreur te regarde droit dans les yeux/Tu es paralysé.»

Michael Jackson, Thriller
Paroles de Rod Temperton
(Traduction approximative)

Ouvrir Folmagories, dérivé fou de fantasmagories, c’est ouvrir la porte du quotidien au merveilleux et ne craindre sur son seuil ni fantôme, ni sorcière, ni vouivre, ni feu follet ou plus largement quelconque apparition de son, de buée, de gaz et de lumière. Au fond, c’est accepter que la réalité, pour joindre les deux bouts, pour exister, pour fonctionner et pour remplir son rôle, doit nécessairement avoir recours à l’imaginaire comme moyen d’opposition, de lutte, d’effet contraire, comme le biceps ne fonctionne qu’avec le mouvement élastique du triceps, son antagoniste.

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«Ennemi de Dieu»: le titre était prometteur

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Généralement, je me laisse guider par la couverture des livres pour arrêter mes choix en librairie. Un auteur que j’affectionne, une image racoleuse, un titre alléchant. Je ne lis jamais la quatrième de couverture, j’ai horreur de savoir où je mets les pieds. J’aime le goût du risque. Me jeter dans l’inconnu. Si l’ennemi de mon ennemi est mon ami, Ennemi de Dieu et moi étions faits pour nous aimer. En théorie. La prochaine fois, je lirai le synopsis. Ou du moins, juste quelques lignes…

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Charles Bukowski, «Pulp» et la mauvaise littérature

Hommage à la littérature de gare

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«Les Inconsolés» d’un amour immortel

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Lise tombe amoureuse de Louis. Louis tombe amoureux de Lise. Coup de foudre. Entre une jeune fille complexée et un jeune homme sans complexe. Elle se croit laide; il se sait irrésistible. Elle se révèle sublime au fil des pages; et lui cruel, égoïste, calculateur. Elle devient forte à son tour, elle s’affirme; il se reconnaît faible, il s’efface. Ils se quittent. Mais leur amour est immortel; la rupture, impossible. Quand le prince charmant offre à sa princesse le château de ses rêves pour la reconquérir, elle cède. Ils s’aiment à nouveau. A quel prix? Celui de la romance tragique. Les Inconsolés en est une romance tragique. Elle est signée Minh Tran Huy, aux éditions Actes Sud.

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L’éternel retour des romans

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Jonas Follonier

Plonger ou se replonger dans L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera, c’est ouvrir ses horizons, s’approcher du fondamental, oxygéner son esprit et comprendre qui nous sommes. Ce roman-monument est notamment traversé par le thème de l’éternel retour. Si notre vie est si légère et donc si insoutenable, c’est parce que nous savons que tout ce que nous faisons ne reviendra pas. Or, le roman échapperait-il justement à la règle? Petite réflexion sur les livres à l’aune d’un des meilleurs d’entre eux.

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Le premier voyage littéraire de Guillaume Gagnière

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Premier roman de l’écrivain genevois Guillaume Gagnière, Les toupies d’Indigo Street offre un récit léger et apaisant sur les traces de Nicolas Bouvier. Une petite virée asiatique marquée, notamment, par un intrigant pèlerinage au pays du Soleil Levant. Comme pour mieux se (re)trouver.

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«Freedom»: la liberté de rater sa vie à l’américaine

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Lauriane Pipoz

En 2011, dix ans après Les Corrections, Jonathan Franzen écrivait Freedom. Sur la même veine que le premier, ce roman retrace la vie d’une famille américaine à la fin du XXe siècle, en l’étudiant à travers le contexte politique et les erreurs qu’elle a commises. A la différence près que nous avons ici affaire à un trio: Patty Berglund, son mari Walter Berglund et Richard Katz, le meilleur ami de ce dernier. Autrement dit, Patty, «le type super qu’elle avait épousé et le type sexy qu’elle n’avait pas épousé».

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«99 francs»: un roman plus kundérien qu’il n’y paraît

La pub et les putes selon Beigbeder

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«Le potentiel érotique de ma femme», pleinement burlesque

Les bouquins du  mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Lauriane Pipoz

Le potentiel érotique de ma femme est le premier livre à succès de David Fœnkinos. Sorti en 2004, il fera connaître son auteur grâce à un ton impertinent et un humour burlesque, apposés sur des thèmes plutôt sérieux. Au fil d’une centaine de pages, on découvre la névrose, la baisse du désir et l’infidélité sous un nouveau jour. Récit d’une plongée dans un monde absurde.

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Les sucreries poétiques de Matthieu Corpataux

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Avec Sucres, l’écrivain fribourgeois Matthieu Corpataux signe un premier recueil de poèmes espiègle et ludique. Une entrée tout en douceur dans la grande famille de la littérature romande.

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