Archives de catégorie : Littérature

Jonathan Coe, le cœur déchiré par l’Angleterre des années 2010

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Entre roman et essai politique, Jonathan Coe revient pour nous présenter les forces sous-tendant le Brexit. A travers les personnages de Bienvenue au Club et du Cercle fermé, il nous raconte le morcellement de ce pays jadis si puissant. Grâce à leurs péripéties et surtout leurs bons mots, j’ai beaucoup ri. Mais c’est pourtant l’histoire d’un effondrement que nous décrit l’auteur. Sans en avoir l’air.

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Quand une passion lesbienne se fait épistolaire

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

La dernière année du XIXe siècle, une passion naquit entre deux femmes dans la capitale française. Et pas n’importe quelles femmes: l’une est une riche héritière venue d’outre-Atlantique, l’autre est une courtisane, parmi les plus fameuses de l’époque. Et puisque ce feu amoureux s’est retrouvé dans des lettres échangées entre les deux dames, quel plaisir de les voir publiées chez Gallimard plus d’un siècle plus tard.

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«Le Schmock»: FOG nous parle des flatulences d’Hitler

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Si ce n’était pour la jaquette du livre avec sa petite poupée d’Hitler à genoux, si ce n’était pour le nom de l’auteur, Franz-Olivier Giesbert – FOG pour les intimes –, Le Schmock n’attirerait en rien au premier abord. Encore un roman sur la période de la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne nazie qui plus est. Mais quand on aime bien FOG, on se lance quand même. D’autant plus qu’il nous annonce en quatrième de couverture que cette histoire, il la rumine depuis longtemps. L’auteur a quelque chose d’important à nous raconter. Histoire d’amitié, de famille, de politique; Le Schmock est un partage.

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Les rêveries d’un promeneur qui n’avait rien de solitaire

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

J’étais en seconde au lycée Massena quand ma prof de Français m’a mis «La fée carabine» entre les mains. (Je pense que c’est à cette époque que remonte ma mauvaise habitude de lire la plupart des bouquins dans l’urgence: parce que j’ai un exposé – aujourd’hui un article – à rédiger pour le lendemain.) Nice, l’an 2002, j’avais seize ans et un intérêt pour la littérature pas franchement prononcé quand je suis tombée follement amoureuse de Benjamin Malaussène, de sa tribu, de leur chien épileptique et de la plume qui donnait vie à tout ce joyeux bordel. Bref, je venais de découvrir Daniel Pennac et j’étais super mordue!

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«Le Consentement»: écrire est sans aucun doute un remède universel

Au moyen du récit, qui sert ici de remède, Vanessa Springora expose son adolescence navrante, anéantie par l’écrivain-ogre Gabriel Matzneff. Elle y dépeint les mécanismes de son emprise et sa pédophilie militante qui n’alarmaient guère le milieu littéraire de l’époque, pas plus que le voisin de palier.

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La triste «Histoire d’enfant» de Peter Handke

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Peter Handke, lauréat du Prix Nobel de littérature 2019, a suscité de fortes réactions politiques et médiatiques lors de sa réception du prix suédois en raison de son positionnement au sujet du conflit yougoslave. C’est au sein de cette actualité que Le Regard Libre vous propose une première incursion en terres handkiennes avec Histoire d’enfant. Dans cet ouvrage, l’écrivain autrichien livre une forme de récit intime et touchant sur l’enfance, ainsi que sur la paternité. Il ne s’agit pas de son meilleur roman, mais d’une belle fable, attristante, que l’on lira pour son style souple et grandiloquent et non pour son contenu.

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