Archives par mot-clé : bons sentiments

« La Ch’tite famille » : un film pas très bo(o)n

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Il y a dix ans de cela, à la même période, sortait dans les salles de l’Hexagone et de Suisse romande Bienvenue chez les Ch’tis (2008). Seconde réalisation de l’acteur et humoriste Dany Boon, cette comédie désormais bien connue racontait l’histoire d’un Français du Sud quelque peu affabulateur (Kad Merad) qui se voyait muter – pour son plus grand désarroi – à Bergues, petite ville située dans le Nord, et dans laquelle il rencontrait un Ch’ti au grand cœur (Dany Boon). Cette reprise du tandem antagoniste et l’alchimie qui se dégageait entre les deux comédiens rappelèrent immédiatement certains grands succès du cinéma populaire français – à l’image de La Grande Vadrouille (1966) – et demeure, sans doute, une des raisons de l’incroyable succès de ce film aux vingt millions d’entrées. Continuer la lecture de « La Ch’tite famille » : un film pas très bo(o)n

« Everything, everything » : pire, on ne peut pas

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

De tels films sont rares. Ils excellent tellement dans leur nullité qu’on ne peut même pas les qualifier de navets. Les navets sont des films qui ne réussissent pas à atteindre les objectifs qu’ils se sont lancés, des films à l’égard desquels on avait des attentes, qui se sont ensuite avérées insatisfaites lors de la projection. Everything, everything sent le mauvais film jusque dans sa bande-annonce : il n’est pas donné à tous les cinéastes de réaliser cet exploit !

Au fond, le sujet pourrait à la limite constituer un bon scénario : une jeune fille malade condamnée à ne jamais sortir de sa maison et qui s’enamoure d’un jeune Apollon nouvellement voisin, qui va la pousser à braver l’interdit. Oui, mais… pour que le film soit réussi, il faudrait en finir une bonne fois pour toutes avec les bons sentiments, les histoires mille fois répétées et les mimiques insupportables dignes des pires séries américaines. Continuer la lecture de « Everything, everything » : pire, on ne peut pas