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«Everything, everything»: pire, on ne peut pas2 minutes de lecture

par Jonas Follonier
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Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

De tels films sont rares. Ils excellent tellement dans leur nullité qu’on ne peut même pas les qualifier de navets. Les navets sont des films qui ne réussissent pas à atteindre les objectifs qu’ils se sont lancés, des films à l’égard desquels on avait des attentes, qui se sont ensuite avérées insatisfaites lors de la projection. Everything, everything sent le mauvais film jusque dans sa bande-annonce : il n’est pas donné à tous les cinéastes de réaliser cet exploit !

Au fond, le sujet pourrait à la limite constituer un bon scénario : une jeune fille malade condamnée à ne jamais sortir de sa maison et qui s’enamoure d’un jeune Apollon nouvellement voisin, qui va la pousser à braver l’interdit. Oui, mais… pour que le film soit réussi, il faudrait en finir une bonne fois pour toutes avec les bons sentiments, les histoires mille fois répétées et les mimiques insupportables dignes des pires séries américaines.

Everything everything, c’est une mise en scène ratée (encore faudrait-il qu’il y ait une véritable mise en scène) saupoudrée de politiquement correct. Du moment que le spectateur occidental est considéré par les élites cinématographiques comme un beauf raciste et simplet, il est normal que la fille malade soit une belle métisse, et sa mère médecin une Noire. Peuple africain, peuple malheureux. Une bonne leçon pour cette plèbe inculte ! Quelle niaiserie.

De même que les quotas dans les conseils d’administration ou toute forme de ségrégation soi-disant positive, ce genre de petites actions qui n’ont l’air de rien menacent plus que jamais notre intelligence. A force d’anti-racisme devenu fou, le racisme est en train de regagner en puissance ; il serait enfin temps que les réalisatrices emplies d’émotions bienfaitrices s’en rendent compte. Si par miracle l’art était épargné par cette idéologie, ce serait déjà un grand soulagement pour la majorité des gens.

Outre cet aspect politique plus que ridicule, un échec total de vraisemblance. On se croirait à un spectacle de marionnettes se passant dans un cirque, avec des clowns et des pantins grimaçant leur jeu. Quant au texte, au secours ! « Tu sais que j’t’aime très fort. Plus encore que tu ne le crois. » Ce n’est pas ainsi que l’on arrivera à mettre en valeur la simplicité. De plus, le langage SMS des adolescents aurait pu être suggéré sans pour autant devenir la norme, semble-t-il.

Difficile d’en écrire plus sur une telle vacuité. Si au moins quelques jeunes filles de seize ans auront pu passer un bon moment avec leurs petit-amis et leur pop-corn (je n’ai jamais vu une salle aussi remplie depuis le début de l’année), alors ce film de Stella Meghie aura servi à quelque chose.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © lirado.com

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