Archives par mot-clé : cinquante nuances de grey

Retrouver l’amour avec «Mon inconnue»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Olivia et Raphaël – avec le tréma sur le «e»! – tombent amoureux en dix minutes. Et c’est parti pour dix ans. Comme quoi le coup de foudre existe, comme quoi il peut s’éteindre aussi. Durant leurs années de vie commune, les deux tourtereaux ont évolué professionnellement chacun selon ses rêves. Olivia est devenue pianiste, pas forcément avec le succès qu’elle méritait, mais elle ne s’en plaint pas: elle est heureuse. Raphaël, quant à lui, a tout fait péter. De l’adolescent qui griffonnait des histoires dans son petit carnet, il est devenu un immense écrivain à succès. Au point de commencer à occulter sa femme, parce qu’il est fatigué, entre les passages à la télévision et les rencontres avec ses admirateurs. Elle en a marre, elle se sent seule. Il s’en fout.

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Cinquante nuances plus ridicules encore

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le couple Grey est de retour sur les écrans. Ce troisième et ultime film d’une saga qui – nous l’espérons – finira aux oubliettes, s’ouvre sur le mariage en grande pompe de Christian et Anastasia. S’ensuit un voyage de noces à Paris puis au bord de la plage – devant tant de clichés, on pense immédiatement à Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues ou Catalogue des opinions chic : « PARIS : La grande prostituée. Paradis des femmes, enfer des chevaux. […] ITALIE : Doit se voir immédiatement après le mariage. Donne bien des déceptions, n’est pas si belle qu’on dit. »

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Cinquante nuances de ridicule

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Pas de règles, pas de châtiments, plus de secrets. »

La vie d’Anastasia Steele (Dakota Johnson) a repris son cours. Elle sort avec ses amis, travaille dans une importante maison d’édition et loge dans un charmant petit appartement du centre-ville. Un soir, tout bascule. Lors d’une exposition photographique, le bellâtre Christian Grey (Jamie Dornan) vient retrouver son amour perdu : sa « soumise », la victime de ses pratiques sadomasochistes les plus torrides.

La jeune éditrice paraît vouloir se refuser à son irrésistible amant d’antan. Une parole de la voix grave du mâle, et elle cède. Plus tard, dans la même soirée, l’heure sera au retour de l’union des corps. Mais attention, les deux tourtereaux ont pris la ferme décision d’une relation saine, sans violence sexuelle. Y parviendront-ils, sachant que Christian garde des idées toujours aussi chaudes et qu’Anastasia n’a jamais oublié les douces fessées d’autrefois ?

Il est difficile d’en raconter davantage. L’histoire, si elle peut être nommée ainsi, est vide, totalement. Entre stéréotypes ridicules et schéma on ne peut plus répétitif, tout est révélé d’avance. Dès les premières minutes du film, le spectateur peut aisément quitter la salle de cinéma sans manquer un seul élément digne d’intérêt. Continuer la lecture de Cinquante nuances de ridicule