Archives par mot-clé : dunkerque

Après «American Beauty» et «Skyfall», Sam Mendes nous épate avec «1917»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Vers la gloire ou vers le linceul, voyage plus vite qui va seul.»

6 avril 1917. L’armée britannique a des hommes en France. Le caporal Blake se situe en zone explosive: à la ligne de front des avancées de l’armée allemande. Sortir la tête de la tranchée, c’est se la faire trancher. Et il doit pourtant en sortir de ces tranchées. Ordre direct du général Erinemore. Après avoir dû choisir un camarade, le caporal Schofield, on lui annonce la portée de cette mission qui a tout de l’impossible.

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« Les Heures sombres », de Joe Wright

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

10 mai 1940, Winston Churchill devient le Premier Ministre du Royaume-Uni. Mais il n’est pas le premier choix, et l’heure est grave, car l’Europe est en guerre. C’est un Gary Oldman métamorphosé qui a eu la tâche exigeante, mais très réussie, d’endosser le rôle de l’indomptable et déterminé Churchill. L’acteur rend un hommage inimaginable à cette figure à la fois forte, mais aussi en proie à des moments de faiblesse et de vulnérabilité que le film met en scène avec brio.

En effet, le réalisateur Joe Wright a su insister sur le fait que Churchill est aussi un homme qui demeure seul dans ses idées et ses actes. Personne ne le soutient en ce début mai 1940. Ces heures sombres sont esthétiquement présentes, la plupart des scènes politiques se déroule en intérieur, avec des lumières tamisées et dans des pièces étroites. Du côté privé, Churchill se trouve dans de grands espaces avec de hautes fenêtres qui laissent généreusement le soleil illuminer le visage de ses proches. Continuer la lecture de « Les Heures sombres », de Joe Wright

« Dunkerque», et les visages de la guerre

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

« Ce film est dédié à tous ceux dont la vie a été ébranlée à Dunkerque. »

La rue est déserte. Seuls quelques coups de feu retentissent dans le silence de la mort. Des cadavres de papier volent çà et là. Un jeune soldat anglais court, seul. Il rejoint la plage pour quitter ce bastion de défaite : Dunkerque. Les Allemands ont pris en otage les Alliés. Enfermés comme des rats au bord de la mer, ce sont 400’000 hommes qui attendent le salut, qui « attendent un miracle ».

En parallèle, des bateaux de plaisance britanniques s’engagent pour aller libérer leurs soldats ; les destroyers ne suffisant pas. Quarante infimes kilomètres divisent les deux côtes, mais les bombes des avions de l’Axe compliquent fortement la mission. C’est de ce fait dans l’air que se joue la troisième histoire de Dunkerque. Un preux aviateur de la Royal Air Force, quasiment à vide de carburant, virevolte dans un combat sans merci pour protéger les bateaux et la plage de l’ennemi.

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