Archives par mot-clé : égoïsme

Adam Smith, entre égoïsme et altruisme

Chaque mois, Le Regard Libre vous propose la présentation d’un philosophe dont la pensée s’avère différente, voire à l’opposé, de certains clichés circulant à son sujet. Dans cet article, l’historien de la philosophie Daniel Schulthess explique en quoi la fameuse conception de la «main invisible» d’Adam Smith en fait l’un des pères des sciences économiques et de la réflexion libérale. Mais notre rédacteur invité montre aussi que Smith, dans son œuvre, propose une autre vision de l’être humain et de la société que les actuels tenants du «néo-libéralisme», tel que défini dans cet exposé.

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L’avarice, je vous paierai un café

Le Regard Libre N° 40 – Loris S. Musumeci

De L’Avare de Molière au film Radin ! de Danny Boon, l’avarice est un sujet qui titille. Il rougit les joues de ceux qui se sentent concernés, ceux qui ont des sueurs froides lorsqu’ils doivent déployer leur porte-monnaie face à un petit ticket blanc. D’où nous vient l’avarice ? Est-elle naturelle, culturelle ? Concerne-t-elle les dépenses pour soi ou plutôt celles pour autrui ? S’agit-il d’un vice en tous points ? Peut-être un vice nécessaire à régler ses dépenses ? Brève réflexion que voici, avare en mots et en approfondissements trop philosophiques.

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«Faute d’amour», un film qui en dit long sur les maux de notre époque

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Genia (Mariana Spivak) et Boris (Alexeï Rozin) s’apprêtent à divorcer, chacun étant embarqué dans une nouvelle aventure sentimentale. Leur fils Aliocha (Matveï Novikov), douze ans, n’en peut plus de leurs disputes et sanglote en silence. Il manque si cruellement d’amour de la part de ses parents que ceux-ci mettront du temps à remarquer sa fugue. Ou son enlèvement, qui sait. Sa disparition ne va cependant rien arranger à la haine que les époux en voie de séparation se vouent l’un pour l’autre.

Faute d’amour, c’est le film que la presse francophone adule en ce moment à une quasi-unanmitié. Il faut dire que ce cinquième long métrage du cinéaste russe Andreï Zviaguintsev a remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes. La force de ce film? Son réalisme, d’une part, et son art, d’autre part. Deux éléments qui, bien assemblés, donnent lieu à un chef d’œuvre – ne pensons qu’à Flaubert dans le domaine de la littérature, qui a réussi à glisser le plus grand génie littéraire dans Madame Bovary, un roman a priori difficile à lire par l’ennui qui lui est intrinsèque.

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