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«Tout le monde debout» pour Franck Dubosc!

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans cette nouvelle comédie française, le célèbre Franck Dubosc incarne Jocelyn, un riche homme d’affaires menant une vie de Don Juan, et surtout de menteur. «Baiser en étant moi-même, ça ne me tente pas.» Voilà bien la philosophie de vie d’un homme plutôt ridicule et méprisable. Son meilleur ami Max (Gérard Darmon, excellent) ne manque d’ailleurs pas de le lui faire remarquer. «Tu es vraiment fou», dit-il, las, en écoutant les nouvelles histoires de ce manipulateur. La nouvelle idée de Jocelyn? Se faire passer pour un paraplégique, afin de susciter la pitié et donc l’amour d’une autre handicapée. Celle-ci est incarnée par l’excellente Alexandra Lamy, qui dévoile ici tout son potentiel dramatique.

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«A bras ouverts», une comédie pas drôle du tout

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

A bras ouverts. Après le succès de son très bon film Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? (2014) qui mettait en scène Christian Clavier dans le rôle du traditionnel Français de droite confronté au multiculturalisme avec les compagnons de ses filles, Philippe de Chauveron signe son huitième opus. Du côté de la distribution, on retrouve Christian Clavier et Ary Abittan. L’histoire part aussi de la même idée, sauf que cette fois, ce n’est pas la bourgeoisie catholique qui se heurte à la différence, mais la gauche caviar.

En effet, Clavier incarne Jean-Étienne Fougerole, une caricature évidente des intellectuels multiculturalistes à la Bernard-Henri Lévy. Sur un plateau de télévision, il cède à la pression populaire pour ne pas être le perdant du débat et déclare, devant son contradicteur d’extrême-droite, qu’il serait prêt à accueillir des Roms chez lui pour montrer l’exemple. Bien sûr, son appel généreux va être pris à la lettre. Des «gens du voyage» vont débarquer chez lui.

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« Un sac de billes », le nouveau classique du cinéma français

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Sachez que, dans ce salon, tout le monde est juif. »

Août 1944, une ruelle de Paris victorieusement ornée de drapeaux britanniques et français. Hitler est tombé ; nous sommes libres. De suite, on revient deux ans auparavant, 1942, l’Occupation commence. Des enfants espiègles jouent en ville, il s’agit de Maurice (Batyste Fleurial) et Joseph (Dorian Le Clech) Joffo : deux juifs, deux frères. Ils se rendent au salon de coiffure de leur père, Roman, dignement interprété par Patrick Bruel. L’ambiance y est joviale, au point de permettre la moquerie des enfants envers deux officiers nazis, venus se dégarnir les côtés.

Le lendemain, c’est le drame qui entre en éruption. Au son du violon de la composition originale d’Armand Amar, on cout l’étoile jaune aux manteaux. L’heure est grave. Clignancourt se transforme en « pogrom ». Il faut partir. Les parents Joffo décident d’envoyer leurs fils en zone libre. Le voyage sera périlleux en persécution ; la famille séparée, mais confiante. A tort ou à raison ?

Un sac de billes, réalisé par Christian Duguay, du témoignage homonyme, s’érige déjà en classique du cinéma français, à deux semaines de sa parution. C’est là le problème selon certaines critiques : trop classique, lance-t-on. J’ajouterais même que le film n’apporte rien de véritablement nouveau, et que son air de déjà-vu se ressent dès la première scène. Continuer la lecture de « Un sac de billes », le nouveau classique du cinéma français