Archives par mot-clé : Enzo Santacroce

Plus il y a de démocratie, moins il y a de contestation

Le Regard Libre N° 85 – Enzo Santacroce Dossier «La Suisse, définition» Contester semble être le propre de la démocratie. Prendre la parole pour exprimer un avis contraire à celui d’autrui est un acte perçu comme fondamental dans un régime politique reposant sur une liberté d’expression pleinement intégrée dans les mentalités et dans les mœurs. Or, … Continuer la lecture de Plus il y a de démocratie, moins il y a de contestation

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En pleine Renaissance, les procès d’animaux

DOSSIER «L'HOMME ET L'ANIMAL», Enzo Santacroce | Les animaux occupent une place centrale dans l’environnement des hommes. Ils sont aussi bien des compagnons de route attachants que des bêtes sauvages et agressives à abattre. Cette ambivalence est en réalité la nôtre, puisque les éthologues ont démontré que la continuité entre les comportements des animaux et ceux des humains est fondée en termes de recherche de nourriture, de sécurité matérielle et de construction d’habitats. Les jeux de séduction ne font pas exception. Les similitudes sont parfois tellement troublantes que la définition de l’homme, ainsi que sa place au sein de la nature, sont sans cesse remises en cause. Dans la longue histoire de ces rapports ambigus, les procès intentés aux animaux, véritable institution entre le XVIe et le XVIIe siècle, témoignent de la fascination que les animaux exercent sur les hommes.

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La liberté d’expression est toujours à conquérir

DOSSIER IRONIE, Enzo Santacroce | La liberté d’expression est indéfectiblement liée à l’esprit critique. Séduisante, elle n’en est pas moins une force d’opposition qui met aux prises ses défenseurs avec des dangers parfois extrêmes. Nombre de philosophes occidentaux en ont fait l’expérience, bannis, excommuniés, voire condamnés à mort pour avoir défié les autorités au travers de prises de position dérangeantes. Pourquoi l’usage libre de sa pensée, et par extension de sa parole, est-il autant périlleux? Tour d’horizon avec Socrate, symbole d’un esprit critique sacrifié sur l’autel du conformisme, qui nous permet de mesurer à quel point la liberté d’expression est fragile, encore aujourd’hui.

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Nietzsche, le poète des lendemains qui chantent

ARTICLE LONG FORMAT, Enzo Santacroce | Nietzsche, le philosophe aux multiples facettes, a aussi bien été récupéré et détourné par l’idéologie nazie que par les forces anarchistes qui animaient les étudiants de mai 68. Comment expliquer que la pensée de cet esprit brillant ait été embrigadée par le brun et par le rouge? Les propos fragmentés et volontairement choquants que le philosophe allemand a formulés ont certainement contribué à l’inscrire dans les malentendus. Toutefois, sa critique lucide d’une société occidentale vivant désormais sans transcendance est d’une brûlante actualité, en ce sens que la seule valeur acceptable de nos jours est celle de la santé comprise comme l’anéantissement de la souffrance. Très tôt conscient de ce déclin, Nietzsche a élaboré une réponse tonique en se basant sur la volonté qu’exprime le corps enfin réhabilité dans sa dimension désirante.

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Certificat Covid: les dessous de l’autoritarisme sanitaire

ARTICLE LONG FORMAT, Enzo Santacroce | La question du certificat Covid, semblable à la boîte de Pandore, délivre, une fois ouverte, une multitude de thématiques complexes qui interrogent notre rapport à l’autorité. Elle permet également de révéler que la pensée moderne doit encore mûrir vis-à-vis de la difficile question de la ligne de démarcation entre la sphère publique et la sphère privée, que les libéraux du XIXe avaient mise en évidence dans leurs écrits. A titre d’exemple, les médias et l’opinion commune parlent volontiers de la majorité et de la minorité, sans voir que cette dernière est réellement menacée dans ce nouvel épisode qu’est le certificat Covid dans le feuilleton pandémique. En effet, les non-vaccinés passeront bientôt pour des persona non grata dans les milieux publics, ce qui n’est pas sans rappeler les mécanismes des stigmatisations sociales, particulièrement tragiques au sein des totalitarismes.

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Epicure, chantre du confinement et de la décroissance

Le Regard Libre N° 77 Enzo Santacroce

Série «Les préjugés à l’égard des philosophes», épisode #2

S’il est un philosophe dont le nom est associé à un préjugé tenace, c’est bien le penseur grec du IIIe siècle av. J.-C.: Epicure. En effet, qui n’a jamais entendu le terme d’épicurien pour désigner une personne appréciant la bonne chère et les vins raffinés? En réalité, l’expression «vivre en bon épicurien» détourne de son sens premier l’enseignement du maître grec pour qui la recherche du plaisir doit être prudente et mesurée. Plus essentiellement, cultiver simplement les sensations agréables permet de répondre aux malheurs de la vie et aux angoisses qu’ils provoquent, selon le philosophe. Dans notre actualité, sa stratégie du repli serait comparable au confinement et ferait les beaux jours des décroissants.

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Querelle sur les droits: l’homme n’est pas une abstraction

ARTICLE LONG FORMAT, Enzo Santacroce | Les discours communautaires, actuellement en vogue et portés par des minorités en mal d’existence plutôt que victimes de réelles répressions, torpillent la belle idée du XIXe siècle selon laquelle la liberté des minorités devait être préservée et défendue en la transformant en une arme contre la liberté d’expression, qui comprend, entre autres, le droit de faire de l’humour. Il est à craindre que la polémique provoquée par l’épisode de la comédienne romande Claude Inga-Barbey mettant en scène les difficultés à nommer les transformations de genre illustre une ère marquée par la police de la pensée. D’un point de vue philosophique, cette situation recèle une opposition entre deux types d’universalisme, soit celui proclamant les droits de l’Homme contre celui des droits des hommes.

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