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« Demain et tous les autres jours », quand l’amour comprend plus qu’il ne change

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Dans Demain et tous les autres jours, Noémie Lvovsky incarne une mère qui, doucement, sombre dans la folie. Impressionnante, elle livre une prestation grandiose, vraie, accablante.

Encore en dessous de la dizaine d’années, Mathilde – interprétée par Luce Rodriguez – est une enfant qui laisse rarement le sourire éclairer son visage. Lorsque la première scène débute, l’agitation d’une cour de récréation contraste avec la petite. Contrairement à tous ses camarades, Mathilde est seule. Tout de suite, on comprend qu’elle sera notre héroïne pour la prochaine heure et demie.

La maman de Mathilde (Noémie Lvovsky) fait rire, à sa première apparition à l’écran. Son regard incertain virevolte dans le bureau de la conseillère scolaire de sa fille. La main de Mathilde vient à la rencontre de sa mère, comme pour lui donner courage ; elle ose une parole : « Je ne me souviens plus pourquoi nous sommes là. » Et son visage s’éclaire soudain. Elle n’a pas trouvé pourquoi elle se tient dans ce bureau, non ; mais elle a pu apercevoir, par la fenêtre, un nid d’oiseau au creux des branches, et ne peut s’empêcher de le montrer à Mathilde qui, pour ce faire, doit monter sur le bureau. Lire la suite « Demain et tous les autres jours », quand l’amour comprend plus qu’il ne change

« Ne me quitte pas » : analyse poétique

La richesse de la chanson française (5/6)

Le Regard Libre N° 17 – Jonas Follonier

Le mois passé, celui de mai, est le symbole du printemps. Et le printemps est le symbole de l’amour. C’est pourquoi il fallait à nouveau consacrer cette rubrique à une chanson d’amour. Qu’il est difficile de faire son choix dans un répertoire aussi grandiose que celui de la chanson française. Une œuvre s’impose néanmoins : Ne me quitte pas.

Si Jacques Brel endosse le costume de chanteur, il est avant tout un poète. Preuve en est avec sa chanson de 1972 évoquant la rupture prochaine d’un amour. Composée de pentasyllabes, le poème auquel nous avons affaire semble se situer entre la complainte et la poésie élégiaque. En tout cas, les verbes de la première strophe, « quitter », « s’enfuir », « oublier », « perdre », « tuer », évoquent tous à leur façon la rupture amoureuse. Lire la suite « Ne me quitte pas » : analyse poétique