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Le cinéma de Polanski

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Le nom fait grincer des dents. Après toutes ces polémiques, jusqu’à la dernière en date lors de la cérémonie des Césars du 28 février, parler de Polanski rime avec mauvais goût, voire pire. Il y a deux camps: ceux qui disent qu’il faut distinguer l’homme de l’œuvre, et ceux qui les voient comme inséparables. Ces derniers ont hurlé lorsque le réalisateur a été sacré meilleur réalisateur pour son film sur l’affaire Dreyfus J’accuse. Les premiers se sont dits qu’il n’y avait pas de problème moral à récompenser un homme pour son travail artistique, qui se distingue justement de sa vie privée.

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J’accuse Polanski d’avoir sorti un film moyen

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

J’accuse, le nouveau film de Roman Polanski, vient de sortir dans les salles. Il raconte la condamnation du militaire français et juif Alfred Dreyfus (Louis Garrel) et la découverte de son innocence par le commandant Picquart, promu lieutenant-colonel (Jean Dujardin). Poursuivi par des polémiques sur des faits qu’il aurait commis quarante ans plus tôt et de nouvelles accusations, Polanski signe une œuvre pour le moins moyenne. Et c’est la seule chose qui nous intéressera ici.

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Pensées journalistiques (2/3)

Un article inédit de Loris S. Musumeci

Avant que d’élucider les mystères et les raisons de ce qui fait aujourd’hui le bon journalisme par la sauvegarde d’une identité imprégnée et d’une écriture authentique, il est intéressant de témoigner brièvement de la presse d’hier. Effectivement, il est bel et bon d’invoquer et de vanter une « culture littéraire » au sein d’un journal, mais sans extraire de l’Histoire quelque article des plus marquants à ce sujet, le propos n’a que peu de puissance ; sans être vain néanmoins, le travail n’est, en un certain sens, que réalisé à moitié.

C’est pourquoi, en guise d’illustration, le fameux « J’accuse… ! », article pamphlétaire d’Emile Zola sur l’affaire Dreyfus, un des plus célèbres de la presse française et même mondiale, rend compte d’un journalisme vraiment littéraire. Celui-ci, pour le replacer dans son contexte, fut publié dans L’Aurore, quotidien de l’époque, du 13 janvier 1898 sous la forme d’une lettre publique et ouverte au Président de la République Félix Faure, afin de prendre la défense d’Alfred Dreyfus, un capitaine d’origine juive qui subit une accusation en 1894 pour trahison et complot avec l’Empire allemand – il est clairement condamné pour avoir livré des documents secrets aux Allemands –, dans un contexte d’antisémitisme fort et grandissant. Continuer la lecture de Pensées journalistiques (2/3)