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«Le Mépris» et Michel Piccoli qui déambule

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Un colosse de l’histoire du cinéma, réalisé par un colosse. Jean-Luc Godard était subversif; il l’est resté. Même si son cinéma, en l’occurrence Le Mépris, est entré dans la catégorie des classiques. Soit décrié et moqué, soit admiré et adulé, ce film a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie en 1963. Il y a de quoi, parce qu’au jour où le subversif est devenu quasiment une norme, très bon chic bon genre, très conventionnel, Le Mépris surprend toujours. Il agace, puis il surprend. Il surprend, puis on l’adore.

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« Le Redoutable », redoutablement mitigé

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

« Tu te plains sans cesse d’être seul, mais c’est toi qui rejette le monde entier. »

Jean-Luc aime Anne. Anne aime Jean-Luc : malgré les décalages d’âge et d’univers. Elle est une jeune et charmante étudiante en philosophie. Lui, c’est Godard. Le maître du nouveau genre des sixties, l’imminent réalisateur du Mépris et d’A bout de souffle. Il ne parle que cinéma, ne pense que cinéma, ne vit que cinéma. Sa compagne tâche de le suivre dans cette inépuisable passion, bien que son regard se tourne davantage vers les yeux de son aimé que vers un viseur.

Elle joue pour lui La Chinoise ; un déchet cinématographique moralisateur qui veut donner des leçons de maoïsme. Le cinéaste entre alors en crise et veut s’engager pleinement dans la grande révolution rouge. Quelque peu soumise, Anne, le suit. Commence là une dégradation progressive pour Jean-Luc Godard qui rejette tout, même son propre cinéma. Mai 68 emporte alors le couple, pourtant bien bourgeois, dans de burlesques aventures, jusqu’à l’ultime brisure.

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