Archives par mot-clé : karin viard

«Les chatouilles» ou la pédophilie montrée à l’écran

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Un ami de la famille, qui s’en méfierait? Gilbert est un bon type, plaisantin, travailleur, attentionné, surtout envers Odette, la petite. Elle a des yeux d’ange, des cheveux dorés. Elle prend des cours de danse et se rêve grande danseuse étoile. Gilbert est tellement «fier d’elle». Au point que, lorsqu’il se retrouve seul avec elle dans sa chambre, il va lui proposer un jeu étrange. «Et si on jouait à la poupée, Odette? Mais en vrai. Toi, tu serais la poupée, et moi, la petite fille. Va enlever tes habits dans la salle de bain.» Et le cycle infernal des «chatouilles» est lancé. On parle d’une fille de huit ans.

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« Bécassine ! », un humble spectacle d’émerveillement

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Vous pouvez m’appeler simplement Bécassine. »

Bécassine est une fille gentille. Bécassine est une fille simple, et même un peu simplette. Bécassine, on la connaît. C’est la bécasse de la bande dessinée, qui devient désormais un personnage de film, avec sa personnalité et ses aventures propres. Elle est bretonne ; elle rêve de Paris, de sa grandeur et de ses lumières. Au fond d’elle, elle veut en fait simplement se rendre utile, travailler et être heureuse.

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« Jalouse », une Karin Viard en pleine crise de la cinquantaine

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Jalouse est le nouveau long-métrage de David et Stéphane Foenkinos. S’inscrivant dans la comédie dramatique française, il met en scène la tourmente d’une femme s’approchant de la ménopause. Comme le note Le Figaro, cette thématique commence à devenir récurrente en France : « De L’Aurore de Blandine Lenoir à Retour chez ma mère d’Eric Lavaine en passant par L’Avenir de Mia Hansen-Love, le cinéma hexagonal ne paraît pas réfractaire à l’idée de traiter de ce sujet a priori casse-gueule ».

Casse-geule ? Le terme est bien choisi par le quotidien de droite. En effet, si le sujet abordé est grave, et intéressant, il comporte un risque cinématographique du fait de son caractère unilatéral. C’est bien le désavantage de toutes les œuvres à tendance psychologique, qui étendent sur la durée d’un film une question touchant au caractère d’un des protagonistes. Les frères Foenkinos sont tombés à moitié dans le piège, soignant la distribution au détriment de l’intrigue. Explications. Continuer la lecture de « Jalouse », une Karin Viard en pleine crise de la cinquantaine