Archives par mot-clé : Les préjugés à l’égard des philosophes

Schopenhauer, pessimiste aigri?

ARTICLE LONG FORMAT, Danilo Heyer | On entend souvent ce refrain: «il ne faut être ni pessimiste, ni optimiste, mais réaliste!». Soit, gardons-nous d’édulcorer l’avenir. Bien insuffisante se révèle néanmoins cette position pour qui désire savoir si le monde est essentiellement bon ou mauvais; si la vie vaut la peine d’être vécue; si l’existence peut se justifier. Pour ce faire, il y aurait à porter un jugement métaphysique dont ce réalisme est bien incapable. On connaît surtout Arthur Schopenhauer, ce philosophe allemand du XIXe siècle, pour son pessimisme radical. Aurait-il toutefois offert au monde rien qu’une philosophie d’aigri, ainsi qu’on le prétend parfois? Une lecture attentive révèle un étonnant mélange de pessimisme et d’optimisme au cœur d’une philosophie pratique qui s’avère lucide et d’un grand secours pour tout un chacun. En fin de compte, le bonheur serait-il atteignable?

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Nietzsche, le poète des lendemains qui chantent

ARTICLE LONG FORMAT, Enzo Santacroce | Nietzsche, le philosophe aux multiples facettes, a aussi bien été récupéré et détourné par l’idéologie nazie que par les forces anarchistes qui animaient les étudiants de mai 68. Comment expliquer que la pensée de cet esprit brillant ait été embrigadée par le brun et par le rouge? Les propos fragmentés et volontairement choquants que le philosophe allemand a formulés ont certainement contribué à l’inscrire dans les malentendus. Toutefois, sa critique lucide d’une société occidentale vivant désormais sans transcendance est d’une brûlante actualité, en ce sens que la seule valeur acceptable de nos jours est celle de la santé comprise comme l’anéantissement de la souffrance. Très tôt conscient de ce déclin, Nietzsche a élaboré une réponse tonique en se basant sur la volonté qu’exprime le corps enfin réhabilité dans sa dimension désirante.

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La philosophie a autre chose à offrir qu’un supplément d’âme

ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Vuille | Chaque mois, un rédacteur invité décortique un cliché entretenu à l’égard d’un philosophe. Une fois n’est pas coutume, cet article s’intéresse à un préjugé planant sur la philosophie elle-même. Pour comprendre ce qu’est cette discipline et ce à quoi elle sert, il faut casser deux clichés qui circulent à son propos: le premier concerne son objet, le second sa méthode.

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Epicure, chantre du confinement et de la décroissance

ARTICLE LONG FORMAT, Enzo Santacroce | S’il est un philosophe dont le nom est associé à un préjugé tenace, c’est bien le penseur grec du IIIe siècle av. J.-C.: Epicure. En effet, qui n’a jamais entendu le terme d’épicurien pour désigner une personne appréciant la bonne chère et les vins raffinés? En réalité, l’expression «vivre en bon épicurien» détourne de son sens premier l’enseignement du maître grec pour qui la recherche du plaisir doit être prudente et mesurée. Plus essentiellement, cultiver simplement les sensations agréables permet de répondre aux malheurs de la vie et aux angoisses qu’ils provoquent, selon le philosophe. Dans notre actualité, sa stratégie du repli serait comparable au confinement et ferait les beaux jours des décroissants.

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Hegel, chantre d’un Etat autoritaire… ou libéral ?

Chaque mois, Le Regard Libre vous propose la présentation d’un philosophe dont la pensée s’avère différente, voire à l’opposé, des clichés qui circulent à son sujet. L’historien Olivier Meuwly ouvre le bal en défendant l’idée que Georg Wilhelm Friedrich Hegel n’est pas le partisan d’un Etat autoritaire. Bien au contraire, notre rédacteur invité repère certains fondements théoriques du libéralisme au cœur du système hégélien. La démocratie directe elle-même n’est pas étrangère à la vision de l’Allemand selon l’historien.

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