Archives par mot-clé : malika brigadoi

«De la cuisine au parlement» – rétrospective d’un combat actuel

Les plateformes ciné du samedi – Malika Brigadoi

Dix ans après la première version de son documentaire, Stéphane Goël revient avec une édition 2021 de son film De la cuisine au parlement. Il y retrace, non seulement, la route sinueuse et encombrée d’obstacles que les Suissesses ont empruntée pour accéder au droit de vote et d’éligibilité, mais il tisse également des liens avec les combats féministes pour l’égalité entre hommes et femmes.

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«Quartier des Banques» – Grangier, l’entreprise familiale gangrenée

Les plateformes ciné du samedi – Malika Brigadoi

Difficile de trouver sa place dans le marché impitoyable des séries. Quartier des Banques – une série helvético-belge, créée par Stéphane Mitchell, Fulvio Bernasconi et Jean-Marc Fröhle – s’est révélée être la première pierre de l’édifice grandissant des séries de la chaîne nationale. Dès les premiers épisodes, le spectateur plonge dans les coulisses de Grangier, une entreprise familiale de gestion de fortune basée à Genève. Alors que la première saison – diffusée en 2017 – prend pour contexte l’ébranlement du secret bancaire en 2012 par les Américains et la crise financière qu’il entraîna, la deuxième – sortie en 2020 – s’intéresse aux fonds spoliés et au blanchiment d’argent. Entre secrets de famille et problèmes économiques; enlèvements, intimidations, jeux de pouvoir, déloyauté, perfidie, amour et argent incarnent les ingrédients phares de cette saga financière.

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Les deux vies de «L’Inconnu de Shandigor» (Jean-Louis Roy, 1967)

Les mercredis du cinéma – Malika Brigadoi

Von Krantz — un étrange physicien paraplégique — a mis au point l’Annulator, un engin capable de désamorcer les charges nucléaires. Il habite reclus dans sa villa avec sa fille, Sylvaine, et son assistant, Yvan. Les services secrets des grandes puissances cherchent inévitablement à lui dérober les plans de son invention. Commence alors un ballet d’espions tous aussi loufoques que burlesques qui font l’originalité de L’Inconnu de Shandigor — premier long-métrage de Jean-Louis Roy. Après restauration, ce film a pu entamer, en 2016, une seconde vie au festival du film de Locarno — où il avait vécu sa première suisse en 1967. En janvier 2021, Les Journées de Soleure ont fêté leur cinquante-sixième édition. En hommage à son réalisateur Jean-Louis Roy, décédé en mars 2020, le festival soleurois a reprogrammé L’Inconnu de Shandigor. Le long-métrage y avait déjà été accueilli l’année de sa sortie et avait été perçu par certains journalistes, dont Freddy Landry, comme la preuve qu’un «jeune cinéma suisse existe».

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Le point de vue multidimensionnel d’Anja Kofmel dans «Chris the Swiss»

Les plateformes ciné du samedi – Malika Brigadoi

Chris the Swiss, film biographique et documentaire d’animation historique réalisé par Anja Kofmel, retrace la vie du journaliste suisse Christian Würtenberg. En 1992, dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie, il a été retrouvé étranglé dans un champ en Croatie. La famille de Chris n’a jamais compris son envie de partir si près du danger, en tant que journaliste. Depuis l’annonce de sa mort, la réalisatrice – et cousine de Chris – n’a, à aucun moment, cessé d’être hantée par les mystères qui entourent son décès. Elle décide alors de mener son enquête et de restituer son histoire. Elle espère ainsi s’expliquer pourquoi il était parti au cœur du conflit, mais aussi pourquoi il y a laissé la vie. Chris the Swiss a reçu plus d’une dizaine de prix, notamment dans les festivals, dont, en 2019, le Prix du cinéma suisse du meilleur film documentaire.

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«Atlas» – un équilibre fragile

Les mercredis du cinéma – Malika Brigadoi

En première mondiale, le film Atlas du Tessinois Niccolò Castelli a ouvert ce mercredi 20 janvier les 56e Journées de Soleure, dont la cérémonie a été diffusée en direct sur les trois chaînes de télévision nationale. A cette occasion, il a été nominé, hier, au Prix du cinéma suisse 2021, comme l’un des «Meilleurs films de fiction» et l’une des «Meilleures photographies». Atlas, second long-métrage du réalisateur, est inspiré d’un attentat qui a eu lieu à Marrakech en 2011 et qui a coûté la vie à trois Tessinois. Niccolò Castelli explique qu’en 2011, il a été «envahi par le sentiment que quelque chose pénétrait dans notre quotidien» alors qu’il était persuadé «d’habiter sur une île neutre, libre et heureuse, à l’écart du reste du monde». Cette impression de ne plus vivre dans un cocon protecteur s’apparente à un ressenti omniprésent dans notre actualité. Atlas semble le film tout indiqué pour ouvrir cette édition en ligne du festival, dans cette période troublée par la pandémie de Covid-19.

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Antigone à l’ère du déchaînement médiatique

Article inédit – Malika Brigadoi

Castellinaria est un festival dédié à la jeunesse, comme en témoigne son public cible ainsi que ses quatre jurys des jeunes. Cette 33e édition s’est déroulée entièrement en ligne et a proposé une programmation de qualité – tant au niveau narratif et esthétique que technique. Dans la compétition Young concouraient huit films, dont Antigone de Sophie Deraspe. Celui-ci figure dans le palmarès révélé samedi dernier, puisqu’il a été remarqué par les deux jurys de sa catégorie. Il a en effet reçu une mention du Jury Fuori le Mura et le Prix «Environnement et santé: qualité de vie» de son homologue italophone.

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