Archives par mot-clé : phantasme

«Rosemary’s Baby»: le diable ou la folie?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Loris S. Musumeci

«Docteur, je suis victime d’un complot.»

Le film a été sujet à des interprétations aussi diverses que variées, surtout une année après sa sortie. Les points de similitudes entre le film sorti en 1968 et l’assassinat de Sharon Tate, épouse de Polanski, enceinte de huit mois, en 1969 ont laissé place à des thèses aussi nombreuses que farfelues. Pas question de participer au grand bal des complots et des questionnements à rebours. Même si l’affaire intrigue forcément. Même si on ne peut pas s’empêcher de penser que les satanistes qui ont assassiné la femme de Polanski se sont peut-être justement inspirés du film de Polanski. La réalité rattrape la fiction, de façon dramatique. Mais là, on sort du cinéma. Et de toute façon, ça ne changerait rien à rien. La folie ne s’explique pas. Et il vaut mieux ne pas jouer avec le diable, c’est le cas de le dire. Alors place à la rétrospective de ce chef-d’œuvre de thriller, et rien que de cela.

Lire la rétrospective
Publicités

«American Beauty», quand l’amour n’a point d’âge

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Loris S. Musumeci

«L’amour n’a point d’âge, il est toujours naissant.» Blaise Pascal

Sam Mendes a commencé fort. En plus du récent 1917 (2020) ou les James Bond Skyfall (2012) et Spectre (2015), il a réalisé quelques autres films, tous très bons, notamment Les Noces Rebelles (2008) avec le duo titanesque DiCaprio Winslet. Mais son premier long-métrage reste le meilleur à ce jour. L’année 1999 a vu naître un réalisateur de génie et un film génial en même temps. American Beauty a d’ailleurs reçu l’ovation qu’il méritait en remportant, entre autres nombreux prix, plusieurs Oscars, dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur.  

Lire la rétrospective

« Burning », quand le cinéma laisse un désir

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« – Tu ne demandes pas quel est le problème ?
– Des problèmes, il y en a tout le temps. »

Une camionnette blanche filmée par l’arrière, un jeune livreur qui fume une cigarette. Celui-ci prend ses paquets à l’épaule et les apporte dans un magasin. A l’entrée, deux filles sont chargées de la promotion des articles. En tenue sexy, elles dansent devant la porte en proposant une tombola aux clients. Le livreur sort et se fait appeler par son prénom. « Jongsu ! » Il s’approche de la danseuse publicitaire. Apparemment, ils se connaissent. Jongsu n’en a aucun souvenir. Quoi qu’il en soit, se tisse entre les deux une amitié silencieuse et étrange. Sans trop tarder, lesdites retrouvailles finissent au lit pour une aventure sexuelle. La jeune fille part en voyage. A son retour, elle demande à Jongsu de venir la chercher à l’aéroport. Mais elle est accompagnée d’un « Gatsby coréen ». Le nouveau duo devient trio, et le cauchemar général apparaît.

Continuer la lecture de « Burning », quand le cinéma laisse un désir