Archives par mot-clé : roman français

«Nos rendez-vous» ont un goût d’inachevé

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Nos rendez-vous raconte une série d’entrevues survenues au mauvais moment. Sur une centaine de pages, Eliette Abécassis dresse les portraits de Vincent et d’Amélie. Deux Parisiens qui mènent leur vie chacun de leur côté et qui se manquent. Parce que l’un n’exclut pas l’autre et parce que l’amour s’amplifie par l’absence.

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Madame Bovary, c’est nous!

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Jonas Follonier

J’attendais avec impatience d’écrire un jour sur Madame Bovary, mon roman préféré même si je ne l’ai jamais vraiment lu (voir plus bas). Selon moi, il n’y a pas de chose d’importance qui ait été écrite et qui ne soit pas contenue dans cette œuvre de Flaubert. Un livre sur rien, mais où tout est présent, sur fond d’ennui et de répétitions. Commentaire.

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Quand Jean Echenoz nous offre un vrai coup de cœur littéraire

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Avec Vie de Gérard Fulmard, l’écrivain français entraîne le lecteur dans la vie d’un ancien steward en surpoids, Gérard Fulmard, reconverti en détective privé, pour enquêter sur les dissensions au sein du FPI, un petit parti politique. Mais notre cher Fulmard, bras cassé un peu nigaud, ne fera pas son travail sans peine et apprendra, à ses dépens, que les intrigues politiques ont un prix… surtout quand on est un externe. Avalanche de surprises et tornade de rires garantis!

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» de Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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