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«Première année», et si on séchait?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Cette semaine, vous vous êtes peut-être rendu au cinéma pour visionner le nouveau film du médecin et réalisateur français Thomas Lilti. Son long-métrage Première année s’intéresse justement au monde de la médecine, plus spécifiquement aux études qui y mènent, en plein Paris. Le concours de médecine, tout un monde. Antoine débute sa première année… pour la troisième fois consécutive, c’est donc un « triplant ». Benjamin, lui, fait sa première première année. De l’amitié circonstancielle va naître entre les deux hommes, mais va-t-elle résister à la pression de la compétition ?

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« Plaire, aimer et courir vite »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« La vie est plus conne que les films, c’est tout. »

Les toits de Paris défilent sous le jour, puis sous le soir. Et rapidement, les plans de Jacques (Pierre Deladonchamps) et Arthur (Vincent Lacoste) respectivement défilent. Le tout accompagné des basses, puis des paroles de Massive Attack interprétant « One Love ». Jacques est écrivain. Il habite à Paris dans un appartement lumineux avec son fils qu’il appelle Loulou (Tristan Farge). Son voisin Mathieu (Denis Podalydès) est un proche avec lequel il partage quasiment l’entier de sa vie. Ensemble, ils s’occupent du petit Loulou. Jacques est homosexuel. Mathieu aussi. Mais les deux  ont trop de complicité pour être des partenaires sexuels ; ils sont meilleurs amis.

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« Victoria » ou l’écriture d’un genre

Un article inédit de Jonas Follonier

Il est difficile de se prononcer sur le film Victoria sorti le mois dernier. La critique n’est pas unanime, les parents ne partagent pas l’avis de leurs enfants, les voisins ne sont pas d’accord entre eux. Normalement, cette situation résulte d’un clivage opposant d’un côté un public populaire à la recherche de divertissement et, de l’autre, des spectateurs ouverts à la poésie et au cinéma d’auteur.

Ici, il n’en est rien. Dans le camp des satisfaits aussi bien que dans le camp des mécontents, on trouve des vieux et des jeunots, des lourdauds et des intellos, des beaufs et des bobos. La subtile division de la presse et du public semble exprimer ce qui pourrait bien être la force de ce film : un brouillage des pistes. Continuer la lecture de « Victoria » ou l’écriture d’un genre