Archives par mot-clé : violon

«Si Beale Street pouvait parler»: un film qui parle par ses violons

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Un jeune couple marche. La caméra les suit en plan avion. Les violons de la bande originale l’accompagnent. Ils s’embrassent pudiquement. Coupure. On se retrouve en prison. L’amoureux, Fonny, est d’un côté de la vitrine. Elle, Tish, se trouve de l’autre côté. Elle vient le visiter pour lui annoncer une grande nouvelle malgré les circonstances. «On va avoir un bébé.» La vie n’est pas facile pour les Noirs de New York dans les années septante. Elle l’est encore moins pour une femme qui accumule les tares d’être dans la minorité raciale et d’être mère célibataire. Sa famille s’unit pour aider Fonny à sortir de prison. Il clame son innocence, si tant est qu’il soit vraiment innocent.

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Les bals folks, une autre façon de se retrouver ?

Le Regard Libre N° 41 – Vincent Schicker

Depuis plusieurs années déjà, il est possible en Suisse d’arpenter différents parquets de danse aux sons d’une variété de groupes. Durant la soirée s’enchaînent valses, gavottes et autres polkas. Or malgré l’importance de certains événements, le monde du folk reste méconnu.

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Sudan Archives, « Come Meh Way »

Les mélodies du jeudi – Alexandre Wälti

Un article également consultable sur LeMurDuSon.ch

Wow ! L’expression est soudaine et s’accompagne d’une jouissance musicale immense. Pourquoi ? Parce que je découvre à l’instant le premier EP de la violoniste autodidacte Sudan Archives et ça envoie fort et bien. Quelque part entre Fela Kuti, Tchaïkovsky, Erykah Badu et Nicolas Jaar.

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« Au revoir là-haut »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« – C’est une longue histoire compliquée.
– On a tout notre temps. »

Les visages masqués d’une sombre et épaisse poussière sont ceux des soldats dans les tranchées en 1918. La fatigue, la peur et la misère les replient dans leur uniforme bleu. Un seul regard contrastant est aussi assuré que satisfait, élevé par la fumée d’une cigarette : le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte). Sa fougue le pousse à envoyer des hommes au massacre.

Parmi eux, le jeune Edouard (Nahuel Pérez Biscayart), qui s’amuse à dessiner secrètement son supérieur de manière caricaturale, ainsi qu’un comptable plus âgé, Albert (Albert Dupontel), cachant les dessins de son camarade. En pleine attaque des Allemands, ce dernier se retrouve coincé sous la terre, affolée dans l’éclat d’une bombe, avec le cadavre d’un cheval. Son compagnon le sauve héroïquement, avant de n’être à son tour éjecté par une balle. Son visage est défiguré, en sang. La forme de sa bouche se découvre cruellement envahie par l’absence de mâchoire. Dès lors, les deux amis ne se quittent plus. Continuer la lecture de « Au revoir là-haut »