Tous les articles par Kelly Lambiel

De «ANGÈLE» à Angèle et vice-versa

Article inédit – Kelly Lambiel

Après Brol, l’album qui l’a fait connaître du grand public en 2018, Angèle est de retour trois ans et quelques confinements plus tard avec Nonante-cinq. Plus personnel, intimiste même, il s’accompagne d’un documentaire sobrement intitulé ANGELE, paru sur Netflix à peine deux semaines avant la sortie de l’album; l’occasion pour la chanteuse de nous le raconter et de se (la) raconter?

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«Le Pouvoir du chien»: une fleur parmi les loups

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Absente au cinéma depuis 12 ans, Jane Campion marque, avec Le Pouvoir du chien, un retour grandement salué par la critique. Lion d’argent de la meilleure réalisatrice à la Mostra de Venise 2021, c’est en jouant avec les codes du western que, bien des années après La leçon de piano et Portrait de femme, elle pénètre pour la première fois la psyché masculine. Un territoire qu’elle a voulu hostile, ennemi, pourtant sublimé par son regard. 

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«Quo Vadis, Aida?», où aller pendant la guerre?

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Après Grbavica (Sarajevo, mon amour) en 2006, Na putu (Le choix de Luna) en 2010 et For Those Who Can Tell No Tales (Les femmes de Visegrad) en 2013, Jasmila Žbanić explore une nouvelle facette de la guerre de Bosnie-Herzégovine, peut-être plus sombre encore, dans Quo Vadis, Aida?. Si ses premiers films, récompensés à de nombreuses reprises, évoquent les traumatismes d’après-guerre et le lourd héritage des rescapés, son dernier métrage, nommé aux Oscars, prend cette fois-ci place au cœur même du massacre, à Srebrenica.

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«Réminiscence» laissera-t-il une trace?

Les mercredis du cinéma Kelly Lambiel

Une ville ravagée par les eaux et une curieuse machine à souvenirs. Un protagoniste torturé et une mystérieuse femme fatale. Science-fiction ou film noir? Pour son premier long-métrage, entre la nostalgie des vieux polars qu’elle affectionne particulièrement et l’ambiance futuriste qui l’a fait connaître à travers la série Westworld, Lisa Joy ne tranche pas. Même si l’image est particulièrement soignée et l’association des genres surprenante, l’intrigue de Réminiscence s’avère n’être finalement ni tout à fait quelconque, ni tout à fait originale.

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«Annette» (d)étonne

Les mercredis du cinéma Kelly Lambiel

Après neuf ans d’absence, Leos Carax ouvre le 74e Festival de Cannes avec un véritable feu d’artifice. Annette, son sixième long-métrage, porté par Marion Cotillard et Adam Driver, est en quelque sorte à son image: avant-gardiste et poétique pour certains, grotesque et ennuyeux pour d’autres. A mi-chemin entre la comédie musicale tragique, sombre, et l’opéra rock excentrique, lumineux, il possède en tout cas le mérite de ne pas laisser indifférent.

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«Promising Young Woman» tient ses promesses

Les plateformes ciné du samedi – Kelly Lambiel

Oscar du meilleur scénario original, nommé à quatre reprises aux Golden Globes et Prix du meilleur film britannique aux BAFTA, Promising Young Woman, réalisé par Emerald Fennell et produit, entre autres, par Margot Robbie, jouit déjà, avant sa sortie en salle, d’une jolie réputation. La bande-annonce est intrigante, colorée, sucrée; le propos sérieux, sombre, inquiétant. Une proposition alléchante, gourmande, mais la confiserie est-elle à la hauteur de l’emballage?

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«Sky Rojo» et nuages menaçants

Les plateformes ciné du samedi – Kelly Lambiel

De bon augure le soir, un ciel rouge est plutôt signe de mauvais présage le matin. A l’image du dicton, la nouvelle série Netflix, «Sky Rojo», séduit au premier abord, rend perplexe dans un second temps. Sexy au coucher, dérangeante au réveil; attrayante dans la nuit, déplaisante à la lumière du jour. Où se situe le malaise?

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«Je veux juste en finir», moi aussi

Les plateformes ciné du samedi – Kelly Lambiel

Thriller psychologique? Film d’horreur? Road movie cauchemardesque? Film d’auteur? Aucune idée. Perché? Profond? Ennuyeux? Poétique? Je ne sais pas. Moi aussi Je voulais juste en finir. Mais pourquoi? Parce que j’ai aimé ça? Je n’irais pas jusque-là. Parce que j’ai détesté ça? Non, je ne crois pas.

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«Le jeu de la dame» doit beaucoup à sa reine

Article inédit – Kelly Lambiel

Taciturne et exigeante, Beth Harmon l’est depuis son plus jeune âge. C’est le regard affirmé et perçant que l’orpheline lance un ferme «apprenez moi à jouer», ne laissant finalement au vieux Mr. Shaibel, d’abord peu enclin à jouer avec «une petite fille», que peu de chances de refuser. Et très rapidement, l’élève finit par surpasser le maître. Puis les maîtres. C’est qu’elle impressionne, elle déstabilise. Alors qu’elle n’y comprend encore pas grand-chose, après n’avoir observé qu’une ou deux fois, de loin, le vieux gardien jouer au sous-sol, elle sait déjà. Elle voit. Les cases ne portent pas encore de noms, les parades lui sont totalement inconnues et la dame n’est pour le moment qu’une «grande pièce qui peut aller partout», mais elle apprend vite. Bientôt, c’est elle qui ira partout.

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