Aimer «tel quel», c’est mépriser

3 minutes de lecture
écrit par Pierre Valentin · 01 août 2026 · 0 commentaire

Une des injonctions les plus insistantes de l’espace public consiste à nous enjoindre à nous «aimer tels que nous sommes», phrase qui se poursuit généralement avec un appel à la «déculpabilisation».

Cette idée s’étend désormais à l’éducation des enfants, c’est-à-dire à des créatures qui ont justement la fâcheuse habitude de ne jamais rester longtemps «tels qu’ils sont». Cette mutation perpétuelle de leur être est d’ailleurs l’une des choses qui les distingue le plus des animaux de compagnie, plus «statiques», constants et prévisibles dans leur comportement quotidien.

Pour se développer, l’enfant requiert simultanément deux messages : «je t’aimerai quoi que tu fasses», mais aussi «je te sais capable de faire mieux». Le premier est porteur d’un réconfort rassurant, le second d’une espérance stimulante. On associ

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Pierre Valentin
Pierre Valentin

L’essayiste Pierre Valentin, notamment auteur de «Malaise dans la génération Z» (Gallimard, mai 2026), s’entretient avec des intellectuels sur sa chaîne YouTube «Transmission».