Archives par mot-clé : enfance

Ces quatre petites femmes vous feront pleurer

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une énième adaptation du fameux roman de Louisa May Alcott, à quoi bon? Détrompez-vous comme je me suis détrompé, détrempé par la pluie d’émotions que m’a envoyée ce film. Les quatre filles du Docteur March, actuellement sur vos écrans, vous feront très certainement pleurer. Au minimum, c’est l’occasion de vous plonger dans une ambiance d’humanité dénuée de toute idéologie. Un pur délice fait de nostalgie de l’enfance, de combats individuels, de douleur et de douceur.

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«Gloria mundi» dans la tendresse et dans la peine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«La mort nous poursuit; la vie nous rattrape un certain temps.»

La vie jaillit, recouverte de vernix caseosa. «Gloria in excelsis Deo.» Gloria Mundi. L’enfant s’appelle Gloria. Première respiration, premier cri. Dans le silence sacré du miracle en cours. Le corps du bébé touche le monde de sa peau fripée. A son tour caressée par les mains de la mère. Accueil dans une existence où la gloire du monde se goûte dans la tendresse et dans la peine.

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Elsa est le Christ dans «La Reine des Neiges 2»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Anna et Elsa reviennent. Après l’immense succès de 2013, les deux jeunes filles mignonnes deviennent deux femmes ravissantes. Libérée, délivrée n’a encore pas fini de retentir dans les oreilles des enfants, que déjà La Reine des Neiges 2 s’impose dans les salles de cinéma du monde entier, avec les mêmes amis toujours aussi drôles et attachants, comme Olaf le bonhomme de neige.

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«Le regard de Charles» de là où il se trouve à présent

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

C’est un objet cinématographique bouleversant qui sort aujourd’hui. Surtout que le film est signé… Charles Aznavour. «A l’inverse de mes chansons, je n’ai jamais dévoilé mes images.» C’est maintenant chose faite avec Le regard de Charles, réalisé par Marc Di Domenico, reprenant les petits films qu’Aznavour, en secret, avait tournés avec sa caméra amateur pendant des décennies. On y entend également, portés par la voix de Romain Duris, des textes du quotidien écrits par le maître de la chanson française.

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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Allez voir «Aladdin» pour vous aventurer dans les nuits d’Arabie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Il est temps que je vous raconte l’histoire d’Aladdin, de la princesse et de la lampe.» 

Il y a deux ans, c’était La Belle et la Bête qui était adapté du dessin animé au film par Disney. Cette fois-ci, c’est au tour d’Aladdin. Et autant vous dire tout de suite que cette nouvelle adaptation est vraiment bien fichue. La collection des Disney étant passée du côté de notre patrimoine culturel, il est fort habile de la part de la compagnie d’animation américaine de redonner vie à ses petits chefs-d’œuvre sous la forme de films.

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«Douleur et gloire»: le premier désir de Pedro Almodòvar

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Salvador Mallo a connu la gloire. Il connaît désormais la douleur. Asthme, maux de dos, maux de tête. Dépression aussi. Le grand cinéaste n’est plus en état de créer. Il se renferme sur lui-même. Des retrouvailles auxquels il ne s’attendait pas et la rediffusion de son succès des années quatre-vingt, Sabor, provoquent cependant un tournant dans sa vie. Celui de d’aller au-delà de la douleur pour retrouver son chemin de gloire. Celui de recommencer à poser sur le clavier un scénario qui raconte son histoire et son mal-être, pour guérir de ses blessures. Pour guérir de son passé.

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«Pokémon: Détective Pikachu»: électrifiant de nostalgie

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Bien que l’histoire du film ne soit pas celle que l’on connaît avec Sasha, Pierre et Ondine, Rob Letterman réussit avec douceur et humour à nous renvoyer à nos plus jeunes années dans un univers rempli de Pokémons.

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«La Vrai Vie»: un prix du Roman Fnac coup de coeur

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Un soir d’été, ma mère avait fait des pêches au thon que nous avions mangées sur la terrasse en pierre bleue qui donnait sur le jardin. Mon père avait déjà déserté pour s’installer devant sa télé, avec sa bouteille de Glenfiddich. Il n’aimait pas passer du temps avec nous. Je crois que dans cette famille, personne n’aimait le moment où on se retrouvait réunis autour du repas du soir. Mais mon père nous imposait ce rituel, autant qu’il se l’imposait à lui-même. Parce que c’était comme ça. Une famille ça prend ses repas ensemble, plaisir ou pas. C’était ce qu’on voyait à la télé.»

Malgré l’ambiance pesante qui règne en famille, la petite fille de dix ans qui nous raconte l’histoire de La Vraie Vie a une vie assez paisible et heureuse. Elle est bonne à l’école. Elle aime bien jouer avec son petit frère Gilles; et surtout, elle adore quand ils vont s’acheter une bonne glace chez le gentil glacier ambulant, mais attention, sans chantilly, parce que papa l’interdit. Un beau jour d’été, advient un terrible accident. Tout bascule. Papa devient de plus en plus violent; maman de plus en plus soumise; et Gilles change du tout au tout. Il ne sourit plus. La fillette veut alors trouver un moyen pour revenir dans le passé, comme elle l’a vu dans un film, et inverser le cours des événements, pour que Gilles continue à sourire.

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«Dumbo»: vous m’avez rendu mon âme d’enfant

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

«Vous, le cowboy infirme, vous m’avez rendu mon âme d’enfant.»

Parole de V.A. Vandevere (Michael Keaton), lorsqu’il découvre que l’éléphanteau qu’il vient de s’offrir est capable de voler. Il s’agit du méchant que, comme souvent chez Disney, on se plaît à détester. Ça tombe bien, on lui enlèverait presque les mots de la bouche. Presque? En effet, avec ce nouveau film, Tim Burton était attendu au tournant. Lui dont les dernières réalisations avaient été plutôt mal reçues par la critique. Alors, grâce à Dumbo, réadaptation éponyme du célèbre dessin animé des années quarante (si, je vous assure!), signe-t-il un retour en grâce ou confirme-t-il les avis de ceux qui prétendent que l’âge d’or de sa carrière est désormais révolu? 

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