Nicolas Mathieu, nos étés couleur sépia
Photo: Meg Wagener via Unsplash
Il faudrait parfois toute une vie pour comprendre ce que l’on ressent à dix-sept ans. Avec une précision presque cruelle, Nicolas Mathieu raconte cet âge où l’on confond encore l’envie de vivre avec l’envie de partir.
J’ai lu ce roman en plein soleil sur mon balcon, acculé par la chaleur, le bruit des voitures remplaçant celui des vagues. J’avais la sensation que tout collait à ma peau, le vent, les émotions, le monde. Et c’est exactement ce qui se dégage de ce livre. Leurs enfants après eux est un roman qui étouffe son lecteur par inertie.
Des friches, des habitudes et peu de perspectivesEncastré dans une vallée industrielle qui se meurt lentement, quelque part dans l’est de la France des années 90, un groupe d’amis se cherche des rêves à décevoir et des corps à désirer. Et avec eux, Anthony. Il grandit au milieu de friches et d’habitudes qui enferment, entre désœuvre
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