Archives par mot-clé : jeunesse

Embarquons tous en direction de «L’île au trésor» 

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Ivan Garcia

Un jeune garçon courageux, des pirates qui se saoulent au rhum, une île mystérieuse et un trésor fabuleux. Tels sont les ingrédients qui donnent du charme à ce récit immortel que des générations de lecteurs ont lu et liront. Le goût de l’aventure nous pousse à larguer les amarres en direction de L’île au trésor.

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Roland Jaccard, provocateur parmi les pisse-froid

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Lucides sur l’état d’un monde acceptant de moins en moins les mauvais esprits, mais de plus en plus les esprits mauvais, quelques mortels, très rares, font le choix de la provocation. Et certains d’entre eux, parce qu’ils sont artistes, s’y livrent jusqu’au bout. Roland Jaccard en est. L’un de ses récents ouvrages, Dis-moi la vérité sur l’amour, figure parmi les très bons crus de l’actualité littéraire romande des derniers mois. Mais pour apprécier tel animal, il faut savoir accepter les contradictions de la condition humaine. Et donc comprendre ce qu’est la littérature. Critique.

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Douliou-Douliou Saint-Tropez avec moi?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Loris S. Musumeci

L’été, le soleil, la plage, les vacances, le rythme, la danse, la fête, les balades, l’amour, les jolies filles, les beaux garçons… et les gendarmes. Mais pas de quoi se faire trop de soucis. La gendarmerie de Saint-Tropez se fond dans le décor. En promenade, en terrasse, salutations cordiales, nul besoin de contraventions. La joie règne dans la station balnéaire, et ses agents de sécurité n’en sont que plus débonnaires. C’est le sud et son esprit qui se chargent de l’ordre.

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BARON.E, un groupe pour qui le «je» est l’auditeur

Prémices Festival – Jonas Follonier

BARON.E est un groupe fribourgeois prometteur, composé d’un gars et d’une fille. Il en faut, du bon goût, pour que deux voix très différentes se conjuguent en une euphonie. C’est pari réussi. Discussion-vidéo avec le duo qui a sorti récemment son EP Jeunesse dorée et qui, croyez-moi, comptera bientôt sur la scène musicale francophone.

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«Judy»: un Oscar de la meilleure actrice pour un film faiblard

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«C’est ça que tu veux devenir Judy, une pauvre femme au foyer, une simple mère?» 

La cadre est idyllique; la scène d’une âpre sévérité. Dans un déséquilibre total même. Cigare aux doigts, gras et géant, Monsieur Mayer s’adresse à une jeune fille d’à peine dix-sept ans, petite et fragile. La jeune Judy Garland, qui à tout prix veut briller. Et ça commence bien. Parce que le cadre en question, fleuri et mignon, est celui du plateau de tournage du Magicien d’Oz (1939), l’un des films les plus populaires du cinéma jusqu’aujourd’hui encore.

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Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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«Leurs enfants après eux»: un Goncourt social

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #1

Le Regard Libre N° 47 – Loris S. Musumeci

«Voilà que toute le monde se retrouvait plus ou moins larbin, à présent. La silicose et le coup de grisou ne faisaient plus partie des risques du métier. On mourait maintenant à feu doux, d’humiliation, de servitudes minuscules, d’être mesquinement surveillé à chaque stade de sa journée; et de l’amiante aussi. Depuis que les usines avaient mis la clef sous la porte, les travailleurs n’étaient plus que du confetti. Foin des masses et des collectifs. L’heure, désormais, était à l’individu, à l’intérimaire, à l’isolat. Et toutes ces miettes d’emplois satellitaient sans fin dans le grand vide du travail où se multipliaient une ribambelle d’espaces divisés, plastiques et transparents: bulles, box, cloisons, vitrophanies.»

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« 20 ans 100 francs », quand les portes de la culture sont ouvertes à la jeunesse

Le Regard Libre N° 40 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Vous parlez jeunesse ? Ils vous répondent culture ! L’équipe de « 20 ans 100 francs » étend son offre en donnant la possibilité aux jeunes de cinq cantons, jusqu’à vingt-et-un ans, de bénéficier de la grande majorité des événements culturels pour seulement cent francs.

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« La cité lassitude » : du fonctionnaire d’Etat ressurgit l’adolescent rêveur

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

« Mathias aimait la vie, mais se gardait de tout ce qui lui donnait un parfum doucereux ou consolateur. Les filles et le jazz l’attiraient davantage pour leur part de rugueux mystère que pour leur facile beauté et s’il ne papillonnait que brièvement dans le camp des fragiles conquêtes, c’est qu’il craignait encore de s’y consumer. Une part de lui était devenue méfiante et répugnait à l’abandon qui dévore. Il devinait bien qu’il était charmeur, mais il pensait devoir son attraction à l’originalité de ses idées et non à la finesse de ses traits. Son ego et ses succès le trompaient. Il était juste attachant nigaud quand il se croyait profond raisonneur. »

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« Amoureux de ma femme » : les phantasmes de Daniel Auteuil et de ces Messieurs

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« J’ai envie de rire, voyager, baiser. »

Daniel (Daniel Auteuil) sort de sa maison d’édition. Il marche  d’un pas décidé et rapide, dossiers sous le bras. Au coin de la rue, il croise Patrick (Gérard Depardieu), son vieil ami. « Il faut qu’on s’organise un dîner », déclare ce dernier. Enchanté, Daniel lui propose même de venir samedi à la maison. Soudain, il pense à la réaction de sa femme, Isabelle (Sandrine Kiberlain), lorsqu’il lui annoncera la nouvelle : catastrophe. Patrick a en effet quitté Laurence, meilleure amie d’Isabelle, pour se mettre avec la jeune et sensuelle Emma (Adriana Ugarte), qui n’arrive sans doute pas à la moitié de son âge.

Finalement, entre la maladresse de Daniel, qui cherche à repousser la date sans conviction, et l’insistance de Patrick, le dîner est fixé à samedi. Isabelle accepte après quelque opération rhétorique de la part de son mari. Le grand soir arrive. Ambiance tendue. Patrick et Emma font leur apparition. Daniel est hébété. Il est séduit par Emma comme un adolescent qui découvre l’amour. Et là, malaise pour lui : non seulement, la différence d’âge est énorme, mais la jeune femme est déjà en couple avec Patrick. Le dîner s’annonce prometteur en gaffes et en phantasmes.

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