Archives du mot-clé jeunesse

Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« C’est un beau jour pour mourir. »

Sous l’impulsion de Courtney (Ellen Paige), étudiante en médecine, quatre de ses confrères la rejoignent et participent à une expérience pour le moins étrange ; ils provoquent sur leurs propres personnes un arrêt cardiaque, laissent le cœur arrêté quelques minutes… avant que les autres ne se chargent de ramener à la vie celui qui se sera laissé partir.

Après l’expérience, Courtney, Jamie (James Norton), Marlo (Nina Dobrev) et Sophia (Kiersey Clemons)  verront leurs capacités intellectuelles modifiées, différemment selon chacun. Seul Ray – interprété par Diego Luna –, méfiant, se garde de jouer avec la mort. A raison ? Peut-être, car des événements effrayants et surnaturels s’immisceront petit à petit dans la vie de ses amis, jusqu’au drame…

La nouvelle version du film Flatliners – L’expérience interdite constitue un échec sur différents plans. Tout d’abord, et c’est l’une des erreurs majeures de la distribution, le long-métrage est interdit aux moins de seize ans et apparaît sous la catégorie horreur. Certes, la bande-son mène à l’appréhension et parfois même à l’angoisse. Néanmoins, pas une once d’imagination, de nouveauté ou d’inattendu ne parvient à habiter les cent-dix minutes passées dans la salle de cinéma. Les amateurs de films d’horreur se retrouveront sans doute déçus. Lire la suite Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

Décider de son avenir, une action délaissée aux vieux !

Le Regard Libre N° 11 – Nicolas Jutzet 

Le weekend électoral qui vient d’accoucher d’un Rechtsrutsch n’a, une nouvelle fois, que modérément mobilisé un corps électoral aux abonnés absents. 48,41 %, c’est le taux de participation. Soit à peine moins que les 48,5 % de 2011, mais toujours en dessous de la symbolique barre des 50 %, franchie la dernière fois en… 1979. Malheureusement, les détails de la participation par tranches d’âge ne tomberont que dans quelques mois. Dans l’attente de la confirmation précise des résultats, nous pouvons tirer des conclusions en nous appuyant sur ceux parus en 2011.

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Le Parlement des Jeunes du Valais se renouvelle

Communiqué inédit – Jonas Follonier

L’assemblée générale du Parlement des Jeunes du Valais s’est réunie le 8 mai dernier à la salle du Grand Conseil à Sion. Une quarantaine de personnes furent présents. Deux grands points à l’ordre du jour : la révision des statuts et l’élection du comité.

L’assemblée générale s’est montrée très réformiste en acceptant la verison 1 des statuts qui enlève toute allusion aux jeunesses politiques au sein du PJV. Avant, chaque jeu-nesse de parti valaisan comptait un représentant au sein du comité. Maintenant, les membres du comité siègeront à titre personnel et leur nombre se limite à neuf. En outre, les sections francophone et germanophone du PJV ont été supprimées pour ne former qu’un seule organe.

Jérémy Gaillard et Simon Constantin succèdent à Nathan Bender du PDC et Laetitia Besse du PS. Kilian Siggen est réélu caissier de même que Jonas Follonier qui garde le secrétariat. L’assemblée a réélu également Estelle Pannatier, Aurelian Mascitti qui devient vice-président et Jean-Philippe Gay-Fraret nommé président. Anaïs Sierro et Vincent Lenz entrent également au comité.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Albert Camus, ou la tragédie du bonheur

Le Regard Libre N° 10 – SoΦiamica

« Le bonheur après tout, est une activité originale aujourd’hui. La preuve est qu’on a tendance à se cacher pour l’exercer. Pour le bonheur aujourd’hui c’est comme pour le crime de droit commun : n’avouez jamais. Ne dites pas, comme ça, sans penser à mal, ingénument : « Je suis heureux ». Car aussitôt, vous verriez autour de vous, sur des lèvres retroussées, votre condamnation : « Ah ! vous êtes heureux, mon garçon ? Et que faites-vous des orphelins du Cachemire, ou des lépreux de la Nouvelle-Zélande, qui ne sont pas heureux, eux ? » Et aussitôt, nous voilà tristes comme des cure-dents. Pourtant moi, j’ai plutôt l’impression qu’il faut être fort et heureux pour bien aider les gens dans le malheur. »

Albert Camus

La philosophie de Camus est très proche de l’existence qu’il mena. Il naît en 1913 à Mondovi (Algérie) d’une famille pauvre et analphabète ; les siens déménagent très tôt à Alger (suite au décès du père, à la guerre) et permettent ainsi la rencontre du petit Camus et de l’instituteur Louis Germain, qui verra du talent en lui et convaincra sa famille à l’inscrire au lycée malgré leur pauvreté. Sa première lutte sera celle du langage : il s’est voulu le porte-parole de tous ceux qui, démunis ou n’ayant pas pu aller à l’école, ne pouvaient pas parler. Il découvrira à la même période les inégalités dues à la pauvreté, et étonnement le football pour les contrer ! Gardien de but, on le décrira comme « solitaire dans sa cage, mais solidaire dans l’équipe ». Il se lance plus tard dans des études de philosophie.

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Le collège pousse-t-il à fumer ?

Le Regard Libre N° 6 – Florent Aymon

Il faut bien le reconnaître, malgré toutes les campagnes publicitaires, la prévention, les affiches, les restrictions ou l’augmentation des prix, de plus en plus de jeunes fument. Que ce soit des cigarettes ordinaires, des cigares ou des cigarettes électroniques, qu’ils fument régulièrement ou « uniquement en soirée », nombreux sont ceux qui sortent en courant de leur salle de classe à 9h40 pour pouvoir se satisfaire de leur dose de nicotine tant attendue.

C’est aujourd’hui un vrai problème de société, et la preuve en est là, quand on sait que la Confédération investit plus de 20 millions par année depuis 2006 pour lutter contre ce phénomène toujours en plein essor qu’est le tabagisme. Alors, comment se fait-il que malgré les fonds alloués à l’OFSP, le nombre de fumeurs ne baisse pas ou peu ? Intéressons-nous par exemple aux raisons qui poussent les collégiens à fumer.

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