Archives par mot-clé : france

Après «American Beauty» et «Skyfall», Sam Mendes nous épate avec «1917»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Vers la gloire ou vers le linceul, voyage plus vite qui va seul.»

6 avril 1917. L’armée britannique a des hommes en France. Le caporal Blake se situe en zone explosive: à la ligne de front des avancées de l’armée allemande. Sortir la tête de la tranchée, c’est se la faire trancher. Et il doit pourtant en sortir de ces tranchées. Ordre direct du général Erinemore. Après avoir dû choisir un camarade, le caporal Schofield, on lui annonce la portée de cette mission qui a tout de l’impossible.

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Quand l’actualité nous ennuie

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

A l’heure d’écrire ces lignes et de m’intéresser à l’actualité, le constat du vide se fit. Pas moyen de trouver une actualité pour stimuler mon intérêt; seulement des non-événements, d’énièmes répétitions de pièces déjà trop vues: les grèves en France, les tensions en Iran et en Corée du Nord, les manifestations à Hong Kong… Bref, rien de bien stimulant. Les observateurs de l’actualité nationale et internationale s’en sont déjà rendu compte: on s’ennuie parfois à mourir en lisant les journaux.

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Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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Dialogue avec Kenza Meyer, la benjamine des candidats du Frexit

Le 26 mai 2019, les Français seront appelés aux urnes pour les élections européennes. L’Union Européenne, ou «L’Etat maastrichtien» comme l’appelle le philosophe Michel Onfray, s’est imposée comme une évidence, une entité supranationale qui semble aller de soi, une sorte d’horizon indépassable des événements pour les Européens. Pourtant, le colosse vacille sur son socle composé des peuples sur lequel il se tient.

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«L’été des quatre rois»: un Grand prix du roman à lire calmement

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Les affaires de la France étaient une chose bien trop grave pour la laisser entre les mains de boutiquiers et de ferblantiers qui, le soir venu, lisaient Voltaire à la lumière de leur quinquet en buvant de la camomille puis, le dimanche venu, beuglaient les chansons de Béranger dans les estaminets.»

Le roi se lève. Charles, dixième du nom. Il cherche son prie-Dieu à tâtons, parce qu’il a mauvaise vue et parce qu’il est bon chrétien. On est au petit matin du dimanche 25 juillet 1830. L’heure est grave; une révolution s’annonce. Et en effet, l’été de cette année-là verra défiler quatre rois d’ici au 16 août: Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. C’est le début d’une nouvelle ère, la presse joue un rôle central dans ces remous estivaux et des écrivains tels qu’un certain Chateaubriand, qu’un Hugo ou un Stendhal s’en inspirent. Jusqu’à Camille Pascal, primé pour son travail par l’Académie française.

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«Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu» pour mériter ça?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«J’en peux plus de la France; il n’y a plus que des fainéants et des jaloux.»

La fameuse famille qui a accumulé les mariages mixtes est de retour. S’il a fallu que les Verneuil, bons bourgeois catholiques provinciaux un poil racistes, acceptent dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu les conjoints étrangers de leurs quatre filles, à savoir un Algérien musulman, un Juif séfarade, un Chinois et un Ivoirien, ils doivent désormais les convaincre de rester en France. Chacun d’eux veut en effet quitter le pays pour rejoindre sa terre d’origine. La France et ses stéréotypes ethniques les ont lassés. 

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Les «gilets jaunes»: quelques réflexions

Le Regard Libre N° 46 – Jonas Follonier

Les médias en ont évidemment beaucoup parlé, peut-être trop. Sans eux et les réseaux sociaux, les «gilets jaunes» n’auraient sans doute même pas existé en tant que mouvement. Mais celui-ci fait désormais partie de l’Histoire. Pour le meilleur et pour le pire.

Les «gilets jaunes» ont le mérite de poser une question essentielle: celle de la place des régions périphériques dans les préoccupations du gouvernement français. Mais aussi, plus largement, du sort des perdants de la mondialisation, en France comme ailleurs.

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Le peuple est-il dangereux?

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

En ce mois de janvier 2019, en France, le mouvement populaire des «gilets jaunes» tend à prendre deux formes différentes. D’un côté, ceux qui continuent de manifester plus ou moins violemment et, de l’autre, ceux qui souhaitent participer au débat inauguré par le président Macron. Pour ces derniers, il est question de débattre des mille et une questions qui tourmentent le pays et de discuter démocratie. Voire de la réinventer.

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«Les bonnes intentions» d’un cinéma moyennement bon

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

«Mais ils ne font rien de mal!
Ils ne font rien de bien non plus.»

A la suite des traditionnelles publicités à rallonge plus scénarisées que des films de Nolan, l’écran se fait finalement noir, son champ s’élargit et annonce le début de la projection du long-métrage Les bonnes intentions de Gilles Legrand (réalisateur des touchants Belle et Sébastien). Toujours dans l’exploration du relationnel, cette œuvre-ci dépeint l’histoire d’Isabelle, une française de vocation humanitaire, ainsi que de sa famille. Continuer la lecture de «Les bonnes intentions» d’un cinéma moyennement bon

La France insoumise, l’illusion collective

Les lundis de l’actualité – Nicolas Jutzet

Les perquisitions du 16 octobre dernier pourraient bien se transformer en véritable «sparadrap du Capitaine Haddock». Des jours après cet épisode mouvementé, la tension semble toujours à son comble. Se muant en feuilleton sans fin, l’épisode en question risque bien de porter un coup fatal aux ambitions de ceux qui se voyaient en premiers opposants du président Macron. Bien plus que la perquisition du siège du parti en elle-même, et ses excès que nous connaissons désormais tous, c’est la gestion de la crise qui laisse supposer que le tribun populiste et ses acolytes sont tout sauf prêts à incarner une force d’opposition crédible, tant leur capacité à gouverner est désormais sujette à caution.

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