Auteur: Olivier Meuwly
Olivier Meuwly

OLIVIER MEUWLY

Juriste et historien, spécialiste du XIXe siècle helvétique et des partis politiques suisses, Olivier Meuwly contribue au Regard Libre en qualité d'invité de la rédaction.

L’éternel retour de la nation

L’éternel retour de la nation

L’idée de nation a une longue histoire et s’est imposée comme lieu naturel où se construit la liberté individuelle. Mais elle perd sa valeur constitutive d’identité dès qu’elle acquiert une dimension quasi religieuse. Il est possible de s’extirper de ce piège fatal.
Partis politiques suisses: une continuité dans la diversité

Partis politiques suisses: une continuité dans la diversité

L’histoire des partis politiques suisses est riche et complexe. Pourtant, elle dévoile une certaine continuité à travers laquelle ils apprennent à se renouveler au fil des thématiques que la démocratie directe, et l’évolution de la société dont elle est souvent le reflet, imposent à leur agenda.
L’école, un enjeu politique à travers le temps

L’école, un enjeu politique à travers le temps

Tout le monde rêve d’une école débarrassée de toute influence politique. Mais n’est-ce pas un vœu pieux? L’histoire le rappelle: à travers l’école, c’est l’avenir d’une société qui se joue. En Suisse, c’est même par la politique qu’elle a pu être pacifiée.
Le mensonge, un acteur de l’histoire

Le mensonge, un acteur de l’histoire

Les fake news tétanisent acteurs et observateurs de la vie politique. Mais ne faut-il pas admettre que le mensonge, dont la définition est souvent relative, fait partie de de l’histoire? Seuls la connaissance, le débat et l’argumentation peuvent briser son potentiel de nuisance.
Le sexe, un objet politique?

Le sexe, un objet politique?

DOSSIER «LE SEXE SANS COMPLEXE» | L’historien français René Rémond, décédé en 2007, a concentré la réponse à cette question en une formule choc: le sexe, a-t-il écrit en 1987, est entré en politique en 1968! Cet aphorisme sous-entendrait-il que le sexe et la politique, avant cette date, auraient vécu dans des sphères séparées, ne se croisant à la rigueur que dans la vie privée des acteurs et actrices de la vie politique?
Lire Marx pour légitimer le capitalisme

Lire Marx pour légitimer le capitalisme

ANALYSE, Olivier Meuwly | «On peut plaider que pour une part la capacité de réformes des régimes capitalistes est due à Marx lui-même», se demande non sans s’en amuser Raymond Aron dans son fameux cours sur le marxisme de Marx, prononcé à La Sorbonne au début des années 1960, puis au Collège de France une décennie plus tard, et publié en 2002 par Jean-Claude Casanova aux défuntes Editions de Fallois. Aron s’abandonne-t-il à sa coutumière ironie? Ou faut-il se demander si, derrière l’aphorisme provocateur, affleurent non seulement la profonde admiration que le grand libéral français a toujours témoigné à l’égard du père fondateur du «socialisme scientifique», mais aussi un avertissement à l’attention de ceux qui font profession d’analyser… ou pratiquer ce même capitalisme?