L’idée de nation a une longue histoire et s’est imposée comme lieu naturel où se construit la liberté individuelle. Mais elle perd sa valeur constitutive d’identité dès qu’elle acquiert une dimension quasi religieuse. Il est possible de s’extirper de ce piège fatal.
2014-2023, décennie de tous les dangers. Toutes les vérités que l’on croyait ancrées dans les esprits avec la fin de la guerre froide ont explosé. Plus rien n’est vrai, plus aucune valeur ne semble pouvoir servir de boussole... Une période pour repenser le futur?
L’histoire des partis politiques suisses est riche et complexe. Pourtant, elle dévoile une certaine continuité à travers laquelle ils apprennent à se renouveler au fil des thématiques que la démocratie directe, et l’évolution de la société dont elle est souvent le reflet, imposent à leur agenda.
La neutralité n’a jamais été soumise à une définition corsetée. Toute son histoire le démontre. Elle dépend du bon vouloir des autres puissances et ne prend son sens que si l’on accepte de la saisir dans le contexte du moment.
Tout le monde rêve d’une école débarrassée de toute influence politique. Mais n’est-ce pas un vœu pieux? L’histoire le rappelle: à travers l’école, c’est l’avenir d’une société qui se joue. En Suisse, c’est même par la politique qu’elle a pu être pacifiée.
Les fake news tétanisent acteurs et observateurs de la vie politique. Mais ne faut-il pas admettre que le mensonge, dont la définition est souvent relative, fait partie de de l’histoire? Seuls la connaissance, le débat et l’argumentation peuvent briser son potentiel de nuisance.
DOSSIER «LE SEXE SANS COMPLEXE» | L’historien français René Rémond, décédé en 2007, a concentré la réponse à cette question en une formule choc: le sexe, a-t-il écrit en 1987, est entré en politique en 1968! Cet aphorisme sous-entendrait-il que le sexe et la politique, avant cette date, auraient vécu dans des sphères séparées, ne se croisant à la rigueur que dans la vie privée des acteurs et actrices de la vie politique?
Chaque mois, Le Regard Libre vous propose la présentation d’un philosophe dont la pensée s’avère différente, voire à l’opposé, de...
ANALYSE, Olivier Meuwly | «On peut plaider que pour une part la capacité de réformes des régimes capitalistes est due à Marx lui-même», se demande non sans s’en amuser Raymond Aron dans son fameux cours sur le marxisme de Marx, prononcé à La Sorbonne au début des années 1960, puis au Collège de France une décennie plus tard, et publié en 2002 par Jean-Claude Casanova aux défuntes Editions de Fallois. Aron s’abandonne-t-il à sa coutumière ironie? Ou faut-il se demander si, derrière l’aphorisme provocateur, affleurent non seulement la profonde admiration que le grand libéral français a toujours témoigné à l’égard du père fondateur du «socialisme scientifique», mais aussi un avertissement à l’attention de ceux qui font profession d’analyser… ou pratiquer ce même capitalisme?