Le septième art renaît dans les festivals
Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF), qui s’est terminé à la mi-juillet, a vu son audience grimper de 30% en cinq ans et a battu un record d’affluence en 2025. Photo: Claire Zombas
Ce mois-ci, notre chroniqueur explore la contradiction apparente entre la baisse de fréquentation des cinémas et le succès croissant des festivals de films.
Il fut un temps où aller au cinéma était une activité presque hebdomadaire. Les salles obscures étaient des lieux de rassemblement, des espaces où l’on vivait des émotions collectives. Le philosophe allemand Walter Benjamin notait en 1936 que le septième art était peut-être la seule forme artistique de masse, puisque sa reproductibilité décuplée permettait sa diffusion à des millions de personnes, chose que ni la musique, ni le théâtre, ni la peinture ou la littérature ne pouvaient égaler (du moins à l’époque).
La télévision, puis le streaming, ont encore renforcé la capacité de distribution de cette forme d’expression artistique. Paradoxalement, les plateformes ont toutefois largement atténué ce sentiment d’expérience collective, en
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