Littérature Interview

Quentin Mouron: «L’art m’a toujours semblé un artifice»

17 minutes de lecture
écrit par Jonas Follonier · 19 février 2021 · 0 commentaire

Provocateur dandy et observateur de son époque, Quentin Mouron interroge le progrès et la décadence dans son œuvre romanesque. Rencontre avec un écrivain lucide qui démonte les illusions modernes sans renoncer à la beauté du verbe.

Il est décrit comme le «Houellebecq suisse». Quentin Mouron pourrait tout aussi bien être considéré comme le «Beigbeder suisse». Comme le quinquagénaire français, il cultive une image de bad boy bien sapé, de dandy décadent. Comme le quinquagénaire français, ses œuvres sont plongées dans l’atmosphère des points limites, des bars classes, mais glauques, de la «vulgarité de la bourgeoisie» comme chante Thiéfaine, du sang et de la blanche. Comme le quinquagénaire français, il utilise l’astuce du double littéraire pour peindre avec distance, mais panache, ses paradoxes personnels, jusqu’à pointer ceux de la société entière. Sauf que Quentin Mouron, lui, a la trentaine, e

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Jonas Follonier
Jonas Follonier

Correspondant au Palais fédéral pour «L’Agefi», auteur-compositeur-interprète et essayiste, Jonas Follonier est le fondateur et rédacteur en chef du «Regard Libre».