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Musique

Interview

Canelle Doublekick: fête foraine et rapidité5 minutes de lecture

par Erica Berazategui
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Canelle Doublekick © DR

De retour du Dour Festival où elle se produisait la semaine passée, la DJ et productrice Canelle Doublekick nous a dévoilé son univers musical avant de se produire sur la scène électro de Paléo le mercredi 19 juillet. Il faut s’accrocher.

Le Regard Libre: Vous mixerez d’ici quelques instants pour le public de Paléo. Pouvez-vous vous présenter?

Canelle Doublekick: Je suis DJ depuis cinq ou six ans maintenant, productrice depuis trois ans environ et membre du collectif la Darude qui organise des soirées eurodance. Lors de celles-ci, tout le monde s’habille en mode années 2000, c’est très coloré; il y a une personne en MC au micro qui fait l’animation; on distribue des lunettes de vitesse… C’est fun, rapide et zinzin! Du côté de la production, j’ai commencé à m’y pencher en découvrant Mara, qui vient de chez vous! Je voulais faire un remix style techno ou ghettotech de sa track Foufoune. Après l’avoir contactée, j’ai pu le réaliser et il a plutôt bien fonctionné. Depuis, j’ai sorti d’autres remix.

Et le 21 juillet, vous sortirez un single…

Oui, sur teknokawaii, le label du collectif la Darude. Le morceau s’appelle Dònde esta la discotecà. Je me suis inspirée du style musical makina et de la hardhouse: deux styles très rapides, un peu fête foraine.

En tant que DJ, quels types de musique proposez-vous?

Mon spectre musical est très varié: eurodance, hardtrance, donk, tekno et une foule d’autres sous-genres qui ont une touche de zinzinerie. Mon péché mignon, c’est la pop: la musique club des années 2000 comme David Guetta ou Bob Sinclar. Je peux toucher à des styles un peu plus sérieux, comme la techno ou la house, mais je ne m’y reconnais pas forcément et on compte de nombreux DJ déjà très forts dans ce domaine. Dès le départ, je voulais que mon univers soit plus varié et qu’il mélange tout ce qui me plaît. Par exemple, sur un set, je vais passer par plein de styles différents tout en restant dans la harddance.

Qu’entendez-vous par «plus sérieux»?

C’est ce côté techno de Berlin, presque un peu dark, typiquement ce qu’on peut trouver au Berghain (ndlr: club mythique de techno à Berlin mondialement connu). J’adore, mais ce n’est pas mon truc: je me retrouve davantage dans l’esprit eurodance, fun et solaire. Ça reste très sérieux en termes de production et de qualité, mais il y a ce côté moins sérieux, plus coloré, tout autant festif mais plus axé culture populaire peut-être. Mon but premier, c’est de faire rire et danser les gens dans un esprit de folie. Ça ne m’empêche pas d’aimer aussi mixer d’autres styles. Par exemple, je suis aussi résidente de soirées à Paris pour le collectif Fury XXX: il s’agit de soirées ghettotech, un mélange de rap et techno.

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Vous monterez sur scène dans peu de temps, comment vous sentez-vous? 

Au top! J’ai été très bien accueillie par Paléo. C’est un festival que je ne connaissais pas du tout. Quand on m’a programmée, je me suis renseignée et je me suis dit «ah ouais, c’est un gros festival: la pression!». Je sais que je stresserai quand même un coup quelques minutes avant de monter sur scène. Mais dès que je serai dedans, ça ira. Je danse beaucoup sur scène, c’est comme si je donne un cours de cardio (ndlr: expérience faite, aucun cours de cardio ne vaut un DJ set de Canelle Doublekick)! Ce sera beaucoup de remix: je trouve qu’en festival c’est important que les gens reconnaissent un peu les sons pour trouver ce côté fédérateur de la musique. C’est intéressant d’avoir d’autres versions que les originales dans quelque chose de plus dance, accéléré: c’est ma marque de fabrique. Je vais passer par exemple des remix de Samba di Janeiro ou du French Cancan en début de set. 

Canelle Doublekick au Paléo Festival 2023 © Paléo – Lionel Flusin
Canelle Doublekick au Paléo Festival 2023 © Paléo – Lionel Flusin
Avez-vous l’habitude de jouer en festival? 

J’ai commencé les festivals l’an dernier, avec We love Green, à Paris, et Peacock Festival, avec le collectif La Darude, à Paris également. Je reviens actuellement de Dour et j’ai encore quelques dates cet été après Paléo, comme l’Insane Festival à Apt. Tout est arrivé assez vite dans ma carrière. J’en suis là cette année, alors je me demande ce que ça va être l’an prochain. Le challenge, c’est de proposer des créations tout au long de l’année pour montrer que tu es toujours là, que tu crées du contenu, de la musique. J’espère que ça va plaire aux gens et on verra pour l’année prochaine!

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