Rubrique: Politique
GAFAM: Plaidoyer pour un pluralisme technologique

GAFAM: Plaidoyer pour un pluralisme technologique

ARTICLE LONG FORMAT, Jean-David Ponci | On considère habituellement qu’avec Obama, les Etats-Unis commencent à renoncer à leur rôle de gendarmes du monde. Ce mouvement s’accélère avec Trump, dont le slogan «America First» sonne le repli des USA sur eux-mêmes. Toutefois, c’est curieusement à la fin du mandat de Trump qu’un nouveau pouvoir mondial, toujours en mains américaines, fait montre de sa puissance. Les GAFAM, acronyme pour les grandes entreprises Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, censurent certains contenus pour des raisons politiques, révélant aux yeux du monde, scandalisé, qu’ils ne sont pas que des fournisseurs de service. Cette situation historique est propice à une réflexion sur les conditions à fournir pour garantir la liberté d’expression sur le Net. Analyse.
Pour en finir avec l’hystérie anti-Trump

Pour en finir avec l’hystérie anti-Trump

BILLET D’HUMEUR, Antoine Bernhard | Dès 2016, toute la presse – ou presque – a fait de Trump son nouveau bouc-émissaire. On déclarait à l’envi qu’il avait «volé» l’élection américaine, qu’il était illégitime et que les Etats-Unis entraient par sa faute dans la période la plus sombre de leur histoire. Quatre ans plus tard, la situation n’a guère changé: l’anti-trumpisme forcené est la seule opinion politiquement correcte. Toute remise en question du discours majoritaire est méprisée, aussitôt associée à l’extrême droite ou au complotisme. Il est temps de renoncer à cette facilité d’esprit.
Vers une alliance des démocraties

Vers une alliance des démocraties

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En ce début de siècle, une nouvelle donne s’installe progressivement: l’autoritarisme à travers le monde a gagné en puissance et les Etats qui s’en revendiquent s’affirment de plus en plus brutalement. La Russie et la Chine haussent le ton et vocifèrent, menacent de représailles tous ceux qui se permettent d’émettre des critiques sur la situation des principes démocratiques et des droits de l’homme sur leur territoire. Alors que l’escalade avec la Russie demeure mesurée, la Chine, elle, s’agite, vitupère et sanctionne. Pour l’instant, ce sont surtout sur leurs propres territoires que ces Etats commettent toujours plus de crimes, mais, pour des puissances dont l’ambition est mondiale, il est à craindre que ce ne soit un modèle de gouvernance exportable. Les principes démocratiques sont désormais directement menacés. Dès lors, les Etats démocratiques se doivent d’opposer aux forces autoritaires une réponse ferme, mais laissant ouverte la porte à la collaboration.
Du «nous» au «moi»: le suicide de la gauche américaine

Du «nous» au «moi»: le suicide de la gauche américaine

ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Pour comprendre l’idéologie régnant actuellement dans certaines universités, il convient de se pencher sur l’histoire récente des Etats-Unis, où cette idéologie est née. En 2017, l’énigmatique Donald Trump prêtait serment pour quatre ans à la tête de la première puissance mondiale. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. Si tous les médias s’accordent pour décrier les politiques désastreuses de Trump, peu sont ceux qui analysent le contexte qui a permis le triomphe d’un nouveau populisme américain. Trente années pendant lesquelles la gauche s’est repliée sur un idéal de plus en plus individualiste et antirépublicain, au mépris de la nécessité d’une vraie vision politique. C’est ce que l’intellectuel de gauche et professeur à Columbia University Mark Lilla a analysé dans son livre «La gauche identitaire» paru en 2018.
Johan Rochel, le tireur de ficelles de l’extrême centre

Johan Rochel, le tireur de ficelles de l’extrême centre

ARTICLE LONG FORMAT, Diana-Alice Ramsauer | Il a au moins treize casquettes sur la tête, autant que d’étoiles à son drapeau cantonal. Au niveau très restreint de la Suisse romande, il représente une (petite) voix publique. Il propose sa façon de voir le monde à qui veut bien l’entendre: au travers du mouvement Appel Citoyen qu’il a cofondé, du think tank Foraus qu’il a vice-présidé ou bien du laboratoire d’éthique qu’il co-dirige encore maintenant. Ses valeurs, il les déballe également au 19h30 lorsqu’on l’invite pour parler de liberté fondamentale, au Temps pour mener un questionnaire sur la durabilité ou sur son blog pour analyser l’actualité tout en présentant l’objet de ses recherches. Et quand on est philosophe, «l’objet de ses recherches», c’est vaste. Et dilué.
Julien Rochedy: «Je reproche au conservatisme traditionnel son manque de courage»

Julien Rochedy: «Je reproche au conservatisme traditionnel son manque de courage»

Julien Rochedy, trente-deux ans, est une ancienne étoile montante de la politique française. En tant que membre du Front national, le jeune Ardéchois a obtenu ses plus hautes responsabilités en devenant conseiller politique de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle de 2012, puis en accédant à la direction du Front national de la jeunesse la même année. Cependant, l’évolution idéologique de Marine Le Pen et du parti le dégoûte peu à peu – comme il l’explique dans une vidéo long format postée sur sa chaîne YouTube. Ainsi, en 2014, Julien Rochedy abandonne tout engagement politique. Aujourd’hui, il s’investit entièrement dans la métapolitique où il s’agit, dit-il, de mener le combat sur le terrain des idées. A ce titre, il publie des livres, donne des conférences et poste des vidéos sur internet. C’est sur internet, justement, sans rien savoir d’abord de son engagement politique, que j’ai découvert Julien Rochedy avant de lui proposer un entretien.