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Faune en danger, hommes infectés

Le Regard Libre N° 34 – Hélène Lavoyer

La publication d’une étude sur la population des insectes volants par le journal scientifique Plos One crée une vague d’inquiétude. Les chiffres annoncés à la mi-octobre sont alarmants et les dangers pour la faune et pour l’homme, conséquents. Une fois de plus, l’agriculture massive et les produits chimiques utilisés par certains paysans se trouvent pointés du doigt.

Les insectes, apparus sur terre à la période du dévonien inférieur allant de -418 à -359 millions d’années, ont survécu aux changements climatiques et ont continué d’exister à travers les âges. Nombre d’espèces de cette classe se trouvent aujourd’hui menacées par l’activité humaine.

Les rôles principaux d’une pièce complexe

Les insectes volants, qui se déplacent de fleur en fleur, comme les abeilles ou les papillons, permettent la pollinisation de 80% des espèces végétales. Continuer la lecture de Faune en danger, hommes infectés

Être gentil, est-ce bon ou mauvais pour la survie ?

Le Regard Libre N° 25 – Léa Farine

Nous le savons tous, les abeilles sont kamikazes. Elles meurent après avoir piqué. Cependant, nous ne décelons pas forcément le paradoxe, de type évolutionniste, caché derrière ce comportement. En effet, le cas particulier des abeilles piqueuses contrevient aux lois générales de l’évolution. Nous devons donc l’expliquer si nous voulons conserver ces lois.

Pour bien comprendre, il nous faut d’abord exposer la loi générale évolutionniste, applicable à toutes les espèces animales. Chaque individu est guidé par une mécanique interne qui le pousse à essayer de survivre et de se reproduire. Au sein d’une même espèce, plus un individu vit longtemps et plus il a de petits par rapport aux autres individus de la même espèce sur le même genre de territoire, plus il est viable. Le terme évolutionniste spécifique pour la viabilité est « fitness ». Prenons l’exemple de deux girafes femelles : une girafe qui a vécu dix ans et qui a eu trois petits a une fitness plus élevée qu’une girafe ayant vécu neuf ans et qui a eu trois petits.

Les individus ayant une fitness élevée sont logiquement ceux dont le patrimoine génétique leur permet une bonne adaptation à l’environnement. Admettons que les premières girafes avaient un cou généralement plutôt court, avec des variations entre les individus. Les girafes avec un cou un peu plus long vivaient un peu plus longtemps, parce qu’elles pouvaient mieux manger les feuilles d’acacia, et elles avaient donc plus de petits, transmettant ainsi plus largement le gène responsable de la longueur du cou. Les petits girafons au cou plus long étaient également plus viables et donc, transmettaient à leur tour le ou les gènes responsables de la longueur du coup. Jusqu’aux girafes d’aujourd’hui, parfaitement adaptées à la consommation de feuilles d’acacia grâce à leur très long cou. Continuer la lecture de Être gentil, est-ce bon ou mauvais pour la survie ?