Archives par mot-clé : antoine

Ah! «La belle époque»!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Avec ce deuxième film présenté hors compétition au festival de Cannes, Nicolas Bedos nous prouve que malgré son peu d’expérience, il a déjà l’étoffe d’un grand cinéaste. Et ce, pas seulement parce qu’il fait preuve de talent en écrivant et en réalisant à la fois. Ou parce que, comme c’est le cas pour tous les audacieux, sa personne ou sa plume, c’est selon, suscitent la controverse. Ni même, enfin, parce qu’on voit déjà poindre le tourment de l’artiste qui s’évertue à épuiser certaines obsessions et thématiques récurrentes. S’il gagne nos faveurs, c’est avant tout parce que ses comédies aigres-douces sont à l’image de la vie, drôlement tristes et tristement belles.

Lire la critique
Publicités

Une chanson anti-hippies

La richesse de la chanson française (6/6)

Le Regard Libre N° 18 – Jonas Follonier

Pour le dernier volet de «La richesse de la chanson française», nous allons nous intéresser à une chanson de Johnny Hallyday. Plongeons-nous dans le contexte de 1966, une année importante car elle constitue pour moi le début de la période musicale la plus impressionnante de la chanson française du XXe siècle: 1966-1968.

C’est en l’espace de ces trois ans que vont éclore les titres les plus paradigmatiques de la nouvelle génération de chanteurs: La Poupée qui fait non, Love me, please love me, L’Amour avec toi et Le Bal des Laze de Michel Polnareff; Les play-boys et Il est cinq heures, Paris s’éveille de Jacques Dutronc; La Javanaise et Bonnie and Clyde de Serge Gainsbourg; Noir c’est noir de Johnny Hallyday.

A lire aussi: Escapade baroque au Bal des Laze 

Or, en 1966, ce dernier sort la chanson Cheveux longs et idées courtes dans l’album La génération perdue. Cette dernière a un destinataire précis: le chanteur barbu Antoine. Celui-ci, la même année, sort son premier succès: Les Elucubrations d’Antoine. Dans l’un de ses couplets, Antoine présente Johnny comme étant une idole démodée: «Tout devrait changer tout le temps / Le monde serait plus amusant / On verrait des avions dans les couloirs du métro / Et Johnny Hallyday en cage à Medrano.»

Continuer la lecture de Une chanson anti-hippies