Archives par mot-clé : felix mendelssohn

Offenbach, le premier postmoderne

ARTICLE LONG FORMAT, Jean-David Ponci | Si la modernité commence à la Renaissance avec la remise en valeur du patrimoine antique, la postmodernité pourrait bien débuter avec la relativisation de cet héritage. Offenbach est ainsi le premier qui ose mettre en scène les dieux de l’Olympe pour s’en moquer. Mais il n’y a jamais chez lui d’effronterie gratuite. Dans ses œuvres, on retrouve tout un programme de remise en question de l’establishment: il thématise la libération sexuelle, l’émancipation de la femme. Il se moque de la force militaire, il met en doute la légitimité du pouvoir politique, il montre les aspects ridicules de l’amour bourgeois… On peut avoir l’impression qu’il n’était qu’un saltimbanque. En fait, seul l’humour lui permettait de dire ce qu’il n’aurait jamais eu le droit d’exprimer dans un genre plus sérieux que l’opérette.

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Mendelssohn, le romantique qui peignait avec l’orchestre

ARTICLE LONG FORMAT, Jean-David Ponci | «Ah, vous aimez Mendelssohn». Dans une soirée mondaine, c’est sans doute le compositeur dont il ne faut pas trop chanter les louanges. Sa musique est trop accessible pour que vous puissiez attirer l’intérêt de votre interlocuteur. Le snob tend à oublier que la facilité est une qualité compatible avec la grandeur et avec la beauté. Mendelssohn était considéré comme le meilleur compositeur de son époque, en tout cas en Angleterre. Voici un petit tour d’horizon pour nous débarrasser des préjugés à son égard et découvrir ce qu’il a d’original et de profond.

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Johannes Brahms, ours mal léché ou homme blessé?

ARTICLE LONG FORMAT, Jean-David David | Brahms, une réputation de misanthrope, une musique souvent lourde, trop académique. Brahms, un Allemand du Nord, n’aimait guère la France, et les compositeurs français n’ont eu de cesse de le dénigrer. On disait que, grâce à ses nombreux voyages en Italie, sa choucroute était souvent arrosée d’ambroisie, la boisson des dieux. C’est vrai… Derrière une certaine pesanteur, il y a des passages «divins» d’une intense beauté. C’est pourquoi, s’il me fallait emporter sur une île déserte une seule minute de musique, c’est chez Brahms que je la prendrais. Brahms est, en réalité, un homme profondément blessé par une enfance malheureuse comme musicien dans un cabaret du port de Hambourg; mais c’est de cette blessure que surgit la musique sublime que je choisirais de garder. Cette blessure nous aidera peut-être aussi à mieux le comprendre et à lui pardonner sa gaucherie.

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Berlioz, le géant incompris

Selon Wagner, ils étaient trois. Berlioz, Liszt et lui: les trois géants de l’époque. Cela laisse songeur. En quoi un compositeur aussi controversé que Berlioz pourrait-il être un géant? Exalté par quelques-uns, décrié par beaucoup, la seule chose que l’on puisse en dire, au premier abord, est qu’il ne laissa pas ses contemporains indifférents.

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