Archives par mot-clé : folie

«Le fumoir», une virée cauchemardesque au cœur de l’asile

Les bouquins du mardi  – Ivan Garcia 

Un internement (forcé) en service psychiatrique place un jeune homme face à la noirceur du système hospitalier français. Le fumoir est une première entrée dans la littérature pour un jeune auteur qui a encore une marge de progression, mais qui donne à lire une histoire intrigante sur l’envers du système.

Lire la chronique

«Rosemary’s Baby»: le diable ou la folie?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Loris S. Musumeci

«Docteur, je suis victime d’un complot.»

Le film a été sujet à des interprétations aussi diverses que variées, surtout une année après sa sortie. Les points de similitudes entre le film sorti en 1968 et l’assassinat de Sharon Tate, épouse de Polanski, enceinte de huit mois, en 1969 ont laissé place à des thèses aussi nombreuses que farfelues. Pas question de participer au grand bal des complots et des questionnements à rebours. Même si l’affaire intrigue forcément. Même si on ne peut pas s’empêcher de penser que les satanistes qui ont assassiné la femme de Polanski se sont peut-être justement inspirés du film de Polanski. La réalité rattrape la fiction, de façon dramatique. Mais là, on sort du cinéma. Et de toute façon, ça ne changerait rien à rien. La folie ne s’explique pas. Et il vaut mieux ne pas jouer avec le diable, c’est le cas de le dire. Alors place à la rétrospective de ce chef-d’œuvre de thriller, et rien que de cela.

Lire la rétrospective

«Shutter Island», ou le poids d’un deuil amoureux

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Leonardo DiCaprio – Jonas Follonier

La puissance d’un film comme Shutter Island n’est plus à démontrer. De même pour le talent de son acteur-vedette, Leonardo DiCaprio. Tout est réussi dans ce film, à commencer par l’incertitude qu’il réussit à maintenir chez le spectateur, jusqu’à la fin. Faisant de cette œuvre la sœur d’Inception, portée par le même Leo et sortie aussi en 2010. Mais ce qui fait la force de Shutter Island, c’est le deuil amoureux qui est en filigrane. Ce thème a été trop peu commenté. Alors «let’s go».

Lire la rétrospective

«Nostalghia»: et si Baudelaire était russe?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Antoine Bernhard

Un poète russe, Gortchakov, est sur les traces d’un compatriote compositeur qui a séjourné en Italie au XVIIIe siècle. Aidé d’une traductrice, Eugenia, il parcourt le pays, découvre la chapelle où Piero della Francesca a peint la Madone de l’Enfantement, ainsi qu’un village avec une vieille piscine d’eau chaude dédiée à Sainte Catherine. Gortchakov rencontre là un illuminé, Domenico, qui cherche à sauver le monde du matérialisme où il se complaît. Avant de s’immoler par le feu, il confie à Gortchakov une dernière tâche: traverser la piscine, vidée de son eau, avec une bougie à la main, sans que la flamme ne s’éteigne…

Lire la suite de la rétrospective

De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

Lire la suite de la critique

Du grand art avec «Cornélius, le meunier hurlant»

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Le mythe du loup-garou revisité en un conte hilarant, puisant dans diverses traditions: projeté dans la catégorie des «Films of the Third Kind» du NIFFF, Cornélius, le meunier hurlant est le premier long-métrage de Yann Le Quellec. Une œuvre complète et virtuose.

Continuer la lecture de Du grand art avec «Cornélius, le meunier hurlant»

Van Gogh, si près du théâtre albeldien

Le Regard Libre N° 37 – Jonas Follonier La pièce a été créée par la Compagnie Hussard de Minuit au Théâtre Interface, à Sion, du 2 au 11 mars 2018. Son sujet? Les lettres épistolaires que se sont envoyées un certain Vincent van Gogh et son frère Théo. La mise en scène est signée Stéphane Albelda; … Continuer la lecture de Van Gogh, si près du théâtre albeldien

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

« Demain et tous les autres jours », quand l’amour comprend plus qu’il ne change

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Dans Demain et tous les autres jours, Noémie Lvovsky incarne une mère qui, doucement, sombre dans la folie. Impressionnante, elle livre une prestation grandiose, vraie, accablante.

Encore en dessous de la dizaine d’années, Mathilde – interprétée par Luce Rodriguez – est une enfant qui laisse rarement le sourire éclairer son visage. Lorsque la première scène débute, l’agitation d’une cour de récréation contraste avec la petite. Contrairement à tous ses camarades, Mathilde est seule. Tout de suite, on comprend qu’elle sera notre héroïne pour la prochaine heure et demie.

La maman de Mathilde (Noémie Lvovsky) fait rire, à sa première apparition à l’écran. Son regard incertain virevolte dans le bureau de la conseillère scolaire de sa fille. La main de Mathilde vient à la rencontre de sa mère, comme pour lui donner courage ; elle ose une parole : « Je ne me souviens plus pourquoi nous sommes là. » Et son visage s’éclaire soudain. Elle n’a pas trouvé pourquoi elle se tient dans ce bureau, non ; mais elle a pu apercevoir, par la fenêtre, un nid d’oiseau au creux des branches, et ne peut s’empêcher de le montrer à Mathilde qui, pour ce faire, doit monter sur le bureau. Continuer la lecture de « Demain et tous les autres jours », quand l’amour comprend plus qu’il ne change