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Christine Angot quitte le plateau d’ONPC : la question du viol crée le choc

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

France 2 a diffusé samedi soir l’émission d’On n’est pas couché, animée par Laurent Ruquier, sous la critique et les larmes. Alors que tout avait commencé dans l’habituelle ambiance cathodique, mêlant légèreté et combativité, les prémices d’un déraillement sont tout de suite apparues dans l’introduction entre la nouvelle chroniqueuse et l’ancienne ténor d’Europe Ecologie Les Verts.

L’animateur commence à questionner la politique Sandrine Rousseau sur son livre Parler. Elle raconte donc l’agression sexuelle subie par l’intouchable Denis Baupin, de son même parti, le déni total et l’absence de conséquences à ses égards. Et là, la même Christine Angot, qui s’émouvait un peu plus tôt face à la chanteuse Sheila et la diffusion d’une interprétation de « Bang bang », se lance à l’attaque.

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Macron – Le Pen, enfin un vrai duel !

Le Regard Libre N° 27 – Jonas Follonier

Nous l’attendions, au Regard Libre, cette fin de l’ancien clivage gauche-droite, tant désuet. Nous l’attendions, ce coup de poing aux partis traditionnels français, surtout au PS. Quels que soient ceux des onzes candidats que nous aurions voulu voir accéder au second tour, une joie nous saisit. Celle de voir enfin s’affronter deux candidats autour de la vraie opposition idéologique qui marque notre temps : le libéralisme contre la souverainisme ; le progressisme contre le conservatisme.

J’ai pour ma part la particularité, ou peut-être la naïveté, de penser que ces deux tendances ne sont pas inconciliables. Oui, je crois au progès, et oui, j’estime qu’il existe des choses à conserver urgemment. De la même façon, je suis convaincu que les étiquettes de « libéral » et de « réactionnaire » ne sont pas antinomiques, mais peuvent former une position très intéressante. Qu’y aurait-il d’incohérent à soutenir le libre marché tout en militant pour revenir en arrière sur des questions liées à l’éducation, par exemple ? Lire la suite Macron – Le Pen, enfin un vrai duel !

La bonne étoile d’Emmanuel Macron ne s’est pas encore éteinte

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

La bonne étoile d’Emmanuel Macron ne s’est pas encore éteinte. D’aucuns ont vu en lui, dès le lancement de son mouvement, une étoile filante, une bulle médiatique appelée à éclater. Jusqu’ici, tout a donné tort à ces prophètes du malheur, bien trop occupés à conserver leurs privilèges pour s’occuper du ressenti venant directement du terrain. Un besoin de changement. Tout réussissait à Emmanuel Macron, salles de meeting pleines avec une ambiance survoltée, la relative indulgence d’une presse sous le charme du brillant jeune homme venu d’Amiens et un engouement populaire remarquable avec des réunions de marcheurs un peu partout en France.

La machine s’est quelque peu grippée ces derniers jours, notamment suite à son voyage en Algérie. Il devait venir confirmer sa stature « présidentielle », il aura ravivé certains vieux démons de l’histoire française, avec laquelle une frange de la population entretient une relation pour le moins compliquée. Emmanuel Macron avait raison sur le constat – la colonisation est assimilable à un crime contre l’humanité – mais politiquement, c’est une erreur de l’affirmer, surtout maintenant. Il prend le risque de voir ses propos sortis de leur contexte ; personne n’a ainsi retenu qu’il rappelait également des conséquences positives de la colonisation. C’est également tendre une main salvatrice à un Fillon en pleine noyade. Cette incartade est d’autant plus dommageable qu’elle contredit l’une des habitudes qui m’a le plus convaincu dans le message de l’ancien Ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique : on ne rassemble pas sur les sifflets, les quolibets, en stigmatisant. Or, en remettant le sujet sur la table, il vient rouvrir les plaies de nombreuses personnes, celle des harkis, celle des pieds noirs, celle des Français d’origine algérienne, celle des binationaux. Lire la suite La bonne étoile d’Emmanuel Macron ne s’est pas encore éteinte

Le vrai drame du PenelopeGate : les médias

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Les Français, dit-on, en ont marre de ces histoires de corruption, d’utilisation de la politique à des fins privées. Peut-être bien. Et à juste titre. Mais les Français en ont aussi marre que les médias ne recherchent que les « scoops », les affaires suffisamment grosses pour outrer les lecteurs, les téléspectateurs, les auditeurs. Surtout quand les scandales de ce type sortent comme par hasard à chaque campagne présidentielle.

L’affaire du PenelopeGate, en plus, ne paraît pas bien grave : on reproche à un politicien parmi d’autres d’avoir à une certaine époque utilisé l’argent du contribuable pour rémunérer son épouse en tant qu’assistante parlementaire. Deuxième attaque : l’emploi en question pourrait avoir été fictif. C’est vrai qu’alignés l’un à côté de l’autre, ces éléments font frémir le citoyen lambda.

Mais c’est oublier que le premier point soulevé est légal (et on se demande comment il pourrait être immoral), à savoir que Fillon a employé sa femme pour l’aider dans ses tâches de parlementaire. C’est oublier également que le deuxième point soulevé est purement hypothétique : il n’a pas été prouvé que nous avons affaire à un emploi fictif. Nous nous trouvons donc dans l’univers de la sensation, de l’accusation imaginative. Lire la suite Le vrai drame du PenelopeGate : les médias

Les trois petits cochons

Le Regard Libre N° 24 – Jonas Follonier

Le 29 janvier dernier, Benoît Hamon a donc été choisi pour être le candidat socialiste à la présidence de la République française, devançant de beaucoup son adversaire, Manuel Valls. Cet événement atteste que les nostalgiques d’une gauche bien à gauche ne sont pas tous partis du Parti socialiste français pour aller rejoindre Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen. Ils se trouvent également à l’intérieur même du parti. On les appelle les frondeurs. Et cette élection nous montre qu’ils sont majoritaires au sein de leur camp.

Je déplore le choix des militants socialistes.Manuel Valls, malgré tous ses défauts, incarnait la réunion de deux tendances : un certain libéralisme sur les questions économiques et une approche très ferme en ce qui concerne les valeurs républicaines. En somme, tout comme Hollande, Valls semble regarder la réalité d’aujourd’hui telle qu’elle est. Pendant ce temps, Benoît Hamon croit être moderne en promettant un revenu de base universel. Lire la suite Les trois petits cochons

Fillon est le meilleur des candidats

Un article de Nicolas Jutzet et Jonas Follonier paru dans Le Regard Libre N° 22

La primaire de la droite et du centre est lancée. Chacun y va de son livre, de son programme, de ses idées « pour la France ». Chacun croit être la personne providentielle. Malheureusement, en y regardant de plus près, malgré le large panel, l’offre est plus au moins la même, à de rares nuances près. Les candidats sont d’accord entre eux sur les principaux sujets : suppression des 35 heures, dégressivité des allocations chômage, alignement des régimes privés et publics de retraite. Hormis Nathalie Kosciusko-Morizet (et encore), personne n’a le courage de proposer une réelle révolution. Les débats porteront sur des détails, pas sur des convictions profondes.

On parle par exemple très peu de la vision européenne des candidats, qui bottent en touche ; on promet de faire appel au référendum, ou pas, mais on évite surtout ce sujet glissant. Il en va de même sur le sujet explosif des syndicats – rappelons qu’en France, ils vivent grâce aux subventions publiques et se permettent tout de même de bloquer le pays, alors qu’ils ne représentent plus personne. Plus de courage par contre quand il s’agit d’aborder la thématique du voile et de l’islam dans sa globalité. Mais on regrette rapidement la surenchère sécuritaire qui mène à l’escalade. Sarkozy parvient même à proposer des expulsions sur « soupçons ». La démagogie est telle qu’on en vient à saluer la réponse de Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui refusent d’interdire le port du voile à l’université, ces derniers estimant juste que les personnes fréquentant une université sont capables de décider par elles-mêmes de l’habillement qui leur sied. Lire la suite Fillon est le meilleur des candidats