Archives par mot-clé : grande guerre

Jacques Pilet nous emmène dans la Suisse d’il y a un siècle

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le journaliste suisse Jacques Pilet a sorti en août dernier son deuxième roman aux Editions de l’Aire, Hôtel Belvédère. A sa lecture, nous nous plongeons dans la Suisse de 1914. Au sein d’une Europe en feu, un jeune fils de paysan veveysan, Jules, qui découvre l’amour avec une étudiante russe et décide de partir en Afrique. Un récit prenant, qui nous parle de l’Histoire tragique au moyen d’une histoire sympathique.

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«Frère d’âme»: un Goncourt des lycéens au style africain

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Il m’a dit: ‘Par la grâce de Dieu et par celle de notre grand marabout, si tu es mon frère, Alfa, si tu es vraiment celui que je pense, égorge-moi comme un mouton de sacrifice, ne laisse pas le museau de la mort dévorer mon corps! Ne m’abandonne pas à toute cette saleté. Alfa Ndiaye… Alfa… je t’en supplie… égorge-moi!’»

Un roman qui fait froid dans le dos et qui raconte une guerre au sacrifice de la jeunesse, à l’apogée de la folie. Alfa Ndiaye et Mademba Diop sont deux «frères d’âmes»: amis intimes qui ont grandi ensemble, sous le même toit. Le premier est fort, grand, beau et vaillant; le second, tout aussi vaillant, n’a pas la puissance de son camarade, il est même plutôt frêle. Et ça ne pardonne pas quand on est tirailleur sénégalais et qu’on est envoyé au front. Malgré tous les efforts d’Alfa pour protéger Mademba, ce dernier ne tarde pas à succomber. Mais ce qui hante l’esprit du survivant: l’agonie du mort. Il l’a supplié trois jours de souffrance durant de l’achever, mais rien n’y fit. Alfa ne put le tuer. Il a été inhumain. Pour combler la douleur, il vide ses ennemis de leurs tripes et collectionne leurs mains.

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« Wonder Woman»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 3 juillet 2017, 20h30 – 21h00

« Tu as été mon plus grand amour ; aujourd’hui tu es mon plus grand désespoir. »

Diana (Gal Gadot), princesse de Themiscyra, court à travers une île peuplée uniquement de femmes charmantes, fortes et sveltes. Enfant déjà, elle rêve de se battre comme toutes les autres Amazones. Sa mère, la reine Hyppolite, s’y oppose. Cette petite, née de l’argile et du souffle de Zeus, ne doit pas être mêlée au monde de la guerre, dont les hommes sont responsables à cause d’Arès.

En conscience toutefois du danger que court la tribu de femmes entourée d’un monde perverti, Antiope, sœur de la reine, entraîne sa nièce plus durement que les autres guerrières. Diana a grandi tout en merveille. Elle aperçoit un jour un avion s’effondrer en mer. Habile, elle plonge au secours du pilote. Un espion américain.

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Pourquoi il faut aller voir « Churchill »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Nous sommes au début du mois de juin 1944. Dans quelques jours, le plus grand débarquement de la Seconde Guerre mondiale aura lieu, qui ouvrira la célèbre bataille de Normandie. Le plan de cette opération nommée « Overlord » a été préparé depuis des mois, amélioré, perfectionné. Les Alliés débarqueront sur la côte pour libérer la France et enfin en finir avec la guerre. Un seul homme doute de cette dernière opération : Winston Churchill.

Cette hésitation, étalée sur plusieurs mois avant le « D-Day », jour du débarquement, Jonathan Teplitzky a décidé d’en faire un film, et de concentrer les tracas du Premier ministre britannique sur quelques jours. Une réussite absolue, à en juger par la qualité artistique de ce long-métrage de presque deux heures et du grand moment historique qu’il met en lumière. Continuer la lecture de Pourquoi il faut aller voir « Churchill »