Archives par mot-clé : naïveté

Jacques Dubochet et l’art engagé…

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le documentaire Citoyen Nobel raconte ce que l’obtention du prix Nobel de chimie en 2017 par le Vaudois Jacques Dubochet a changé – ou non – dans sa vie; on en apprend aussi un peu plus sur son parcours et ses activités militantes. Disons-le d’emblée: ce film est idéologique. En choisissant de dresser un portrait presque exclusivement positif du scientifique et de ses engagements, un réalisateur n’est pas neutre. Tant mieux! Si la neutralité est un mythe bien ficelé en politique suisse, elle perd bien vite en crédibilité dans le domaine artistique, puisque tout artiste fait des choix dans ce qu’il souhaite dire du monde.

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« Diamantino » : une naïve innocence bienvenue

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Le Portugal, vainqueur de la Coupe du Monde ? La question s’est posée au NIFFF, lors du match de la finale en Russie dans le film Diamantino, qui raconte l’histoire fantastico-fantasmique du footballeur du même nom. Nous avons découvert avec émerveillement ce long-métrage de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt.

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L’œil bienveillant de Xochitl Borel

Le Regard Libre N° 35 – Alexandre Wälti

La rencontre est prévue à Vevey, le 29 octobre 2017, à 14h00. Elle attend déjà sous l’arbre devant le hall de gare et tapote du pied. Le temps est gris. Il deviendra plus clément à la fin de l’entretien. Nous parlerons notamment des patronymes, des personnages et des thématiques de son roman Les Oies de l’Île Rousseau, paru en 2017 aux Editions de l’Aire.

Ce second livre est plus ambitieux que le précédent. L’Alphabet des Anges s’articulait autour de deux personnages touchants, une mère et sa fille aveugle, tandis que Les Oies de l’Île Rousseau met en scène sept destins, entre détresse et tendresse, qui gravitent surtout dans Genève.

Les Oies de l’Île Rousseau raconte les existences entrecroisées de Mehran, Farid, Majda, Tsyori, Fiora, Eva et Eliott. Sept personnages qui n’ont, au départ de la narration, rien en commun et qui se rencontrent progressivement à la suite d’un suicide. Ce drame, bien loin d’être représentatif de l’ambiance du roman, est à l’origine de l’enquête policière d’Eliott. Cette dernière agit comme un fil conducteur de l’histoire parmi d’autres.

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