Archives par mot-clé : pascal couchepin

Pascal Couchepin et Philippe Nantermod débattent du libéralisme

Le Regard Libre N° 51 – Jonas Follonier

Le livre La suite des idées sorti aux Editions Favre en mars dernier pourrait être reçu comme un simple dialogue politique entre deux personnalités libérales-radicales valaisannes, l’un ancien président de la Confédération, l’autre conseiller national. L’ouvrage est bien plus que cela: il livre des réflexions authentiques sur le libéralisme et tournées vers la pratique. Il donne une bonne idée des questions brûlantes dont cette famille de pensées ne peut pas faire l’économie à l’heure de la remise en question de l’individu, du mérite ou de la responsabilité. Pascal Couchepin nous ouvre les portes de son bureau en ville de Martigny, là où il a dialogué avec Philippe Nantermod sur un choix varié de sujets.

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Le Musée du son présenté par Pierre-André Perrin

Le Regard Libre N° 49 – Jonas Follonier

Au troisième étage du Manoir de Martigny, en Valais, se niche une petite  caverne d’Alibaba pour tout passionné de microsillons, mais pas seulement… Le Musée du son s’adresse à toute personne intéressée par l’histoire du disque. Pierre-André Perrin, qui s’occupe depuis 2017 de la Fondation Guex-Joris, nous en parle au milieu des plus beaux phonographes Edison et autres appareils cylindriques. Dans une ambiance vintage.

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Pascal Couchepin: «Personnellement, j’étais pour un ticket à deux»

Un entretien inédit préparé par Jonas Follonier et Nicolas Jutzet

Vendredi dernier 1er septembre, le groupe parlementaire PLR a tenu séance à Neuchâtel pour choisir le type de candidature qu’il souhaite lancer dans la succession à Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Un ticket à trois a été choisi: les candidats Ignazio Cassis (le favori), Isabelle Moret et Pierre Maudet restent en lice. Réactions d’un ancien président de la Confédération libéral-radical, Pascal Couchepin.

Jonas Follonier: Ce choix d’un ticket à trois était-il une surprise pour vous?

Pascal Couchepin: Je n’ai pas été surpris, car dans ce domaine, la préoccupation tactique l’emporte souvent sur la préoccupation du fond. Personnellement, j’étais pour un ticket à deux, et non à trois. Imaginez un ticket à quatre, cinq, six, ce serait laisser les autres partis décider. Non, il est essentiel que le parti s’accorde déjà sur un ou deux noms, afin de faire une première sélection au niveau des compétences, et ne pas laisser l’entier du choix aux autres formations politiques.

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Pierre Maudet, l’arrogant du bout du lac

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Pierre Maudet est donc officiellement candidat. Etonnant : il est pourtant connu pour son intelligence et sa clairvoyance. Sa candidature laisse percevoir cette ambition sans borne qui lui sert de boussole depuis toujours. Aveuglante ? La victoire d’un candidat latin risque de lui boucher l’horizon pour longtemps, si ce n’est à jamais. L’homme est pressé. Un destin, ça se force. En soi, l’ambition est éminemment souhaitable et respectable ; ici, le désir de l’individu risque de nuire à sa communauté.

Pour le PLR, cette annonce est un poison. Elle démontre certes que le parti compte de nombreuses personnalités de grande qualité, si le doute existait, mais elle donnera au final une mauvaise image de lui. Maudet sera vu comme le tueur de Tessinois ou l’obstacle sur lequel une femme aura chuté. Tout ça pour un jeune homme doté de charisme à défaut de colonne vertébrale philosophique solide. Un utilitariste pur jus. Maudet ne vend pas de rêve, il exécute. Sa vie est façonnée par l’Etat, il réfléchit par lui. Il est l’incarnation même de la froideur de la machine étatique. Un haut fonctionnaire brillant. Il se targue de n’être le candidat d’aucun lobby. Il en oublie sa corporation, sans doute la plus vorace. Continuer la lecture de Pierre Maudet, l’arrogant du bout du lac

Regard libre sur le Valais

Le Regard Libre N° 5 – Sébastien Oreiller et Jonas Follonier

Monsieur Pascal Couchepin, conseiller fédéral de 1998 à 2009, a très aimablement accepté de répondre aux questions du Regard Libre, et nous a donc reçus chez lui, dans le jardin de sa maison à Martigny.

S. O. et J. F. : Tout d’abord, un grand merci pour le temps consacré à cet entretien qui nous tenait à cœur. Cela fait maintenant cinq ans que vous n’êtes plus conseiller fédéral. Etes-vous toujours autant passionné par la politique, ou est-ce que votre regard sur celle-ci a changé ?

Pascal Couchepin : Le regard s’est détendu. Il est peut-être plus critique, pour des raisons objectives sans doute, par le fait même que je ne suis plus au cœur de la politique, par exemple. En tout cas, les problèmes actuels sont plus difficiles à résoudre. Le corps électoral réagit par vagues d’émotions.

Si l’on se replonge dans le passé de notre canton, force est de constater que les mouvements radicaux et libéraux de la Suisse moderne, devenus rapidement importants dans le Bas-Valais, ont été à l’origine d’une dynamique de modernisation, d’industrialisation et de socialisation du Vieux Pays. Selon vous, quelles ont été les grandes étapes qui ont érigé le Valais moderne ?

Le Valais fut conquis par les Romains vers 50 après J.-C. Puis, l’époque savoyarde influença fortement le Bas-Valais. Rappelons que le Prince-Evêque fut nommé Comte du Valais ; le Bas-Valais constituait un pays sujet. Si l’on regarde le patrimoine architectural de ce dernier, il est plus modeste que celui de Loèche, de Rarogne ou encore de la Vallée de Conches, ce qui témoigne de la prospérité du Haut. Continuer la lecture de Regard libre sur le Valais