Dans les pays où l’Etat est peu développé, l’engagement citoyen bénévole est florissant, comme le montre ce reportage réalisé en 2019 dans un service d’urgence birman, chez les chefs de section en Sierra Leone et à la recherche de personnes disparues en Biélorussie.
Les défauts du principe de milice inscrit dans l’ADN suisse seraient plus prononcés encore dans un système davantage professionnalisé.
L’association est un remède au repli sur soi dans les régimes démocratiques, où s’amenuit la dépendance à autrui qui prévalait dans les régimes féodaux. Elle permet également à ses membres de s'engager au-delà de leur intérêt personnel sans passer par l'Etat.
Le Regard Libre a mené un sondage pour comprendre ce qui motive son équipe entièrement bénévole à s’engager depuis plus de dix ans et cent numéros. Bien que spécifique, notre expérience offre des pistes utiles pour d'autres initiatives.
Pour les milieux économiques, le système de milice est une clé du succès du pays. Directeur romand de l’Union patronale suisse, Marco Taddei nous explique les bénéfices de ce système pour les entreprises malgré la réticence d’une partie d’entre elles.
Au fil des décennies, le système suisse de milice a favorisé une compréhension réciproque des mondes professionnel, politique et associatif, ainsi que la mutualisation de connaissances. Cela se vérifie aussi pour la culture de la prévention dans la population.
L’armée, impérissable sujet de discussion en Suisse, est à nouveau sur le devant de la scène médiatique, débats budgétaires obligent. Voici quelques arguments auxquels vous n’avez peut-être pas encore pensé en faveur du maintien de cette milice unique au monde.
Système de milice, productivité, neutralité… Dans son essai «La Suisse n’existe plus», le responsable de projets à l’Institut libéral Nicolas Jutzet montre que l’idée qu’on se fait de ce modèle démocratique et économique ne reflète plus vraiment la réalité.